Ces baskets « oubliées » redevenues les stars du bitume !

TN, Stan Smith, Converse et Birkenstock n’ont pas connu que le succès.

La mode est un éternel recommencement, à commencer par les baskets. Avant de devenir des pièces incontournables, certaines étaient jadis montrées du doigt et assimilées à des vêtements de beaufs, de pauvres ou de racailles. Alors pour prouver qu’on peut partir de rien, et devenir grand, on s’est dit que ça c’était cool de rappeler l’histoire de ces baskets qui connaissent aujourd’hui le succès et les podiums ! 

CONVERSE

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Tout part de l’entreprise créée par Marquis Mills en 1908 au Massachussets : la Converse Rubber Shoe Company. L’objectif de ce monsieur était de fabriquer une sneaker avec une semelle antidérapante en caoutchouc afin de ne pas glisser sur les terrains de sport. En 1915, la Converse née et se porte sur les cours de tennis. Adhérante et tenant bien à la cheville, la basket gagne du terrain pour arriver en 1921 aux pieds du basketteur Chuck Taylor de l’équipe des Akron Firestone. Il devient alors l’agent commercial officiel de la basket à laquelle il donne son nom. Il sponsorise ainsi plusieurs championnats de basket-ball et commence une promotion incroyable qui place la paire de Converse au rang de référence. En 1984, Converse All Star est le principal sponsor des Jeux-Olympiques. Pourtant, cette paire emblématique vendue à un prix défiant toute concurrence est victime d’une image trop « cheap« , la classe populaire se l’étant appropriée. C’est quand, en 2003, Nike rachète l’entreprise pour 269 millions d’euros, que la côte de popularité de Converse remonte en flèche grâce à des opérations de communication efficaces et pertinentes. Le chiffre d’affaire passe alors de 200 millions à 720 millions de dollars en 2008, et la Converse reste depuis une paire intemporelle et indémodable.

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AIR MAX TN

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800 francs, c’est le prix de la première paire de Air Max Plus TN ou « Requin » dès sa mise en vente en 1998. Créée à l’occasion de la coupe du monde gagnée par les Bleus la même année, la running tient son surnom « Requin » du dégradé blanc et bleu qui fait son identité. Foot Locker et Nike s’allient pour vendre en exclusivité dans les shops la TN dont le succès est dû au caractère inédit de sa forme. Sur le marché de la basket, on n’avait encore jamais vu une silhouette aussi particulière mais si efficace ! Très longtemps pourtant, la Air Max TN est assimilée à une basket de racaille. Distribuée en masse et adoptée illico-presto par les gars des cités, la basket perd de son charme auprès du grand public, flippé d’être identifié à de la mauvaise graine. Quelle belle preuve d’intelligence… Mais heureusement, comme la mode est un éternel recommencement et que les marketeurs en ont sous le coude, la TN est depuis quelques années devenues une basket ultra-hype et déclinée à l’infini, pour que tout le monde s’y retrouve.
Si tu es nostalgique et que tu as de l’humour, tu peux aller jeter un coup d’oeil à cet article sur le jogging-basket-chaussettes. 😉

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STAN SMITH

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Que l’on ne s’y trompe pas, la Stan Smith d’Adidas ne s’appelait pas ainsi lors de sa création. Elle s’est appelée : la Robert Haillet. Mhmh… jusqu’à être rebaptisée. Peut-être un peu moins accrocheur comme nom ou du moins, moins illustre. En 1964, c’est ledit Robert qui dessina les lignes simples et efficaces de la paire destinée au tennis. Alors numéro 1 du tennis français, il devient l’étendard officiel de la marque aux 3 bandes jusqu’en 1971, et permet la vente de plus de 70 millions d’exemplaires à travers le monde entier. En effet, la basket blanche et verte s’adapte à tous les types de terrain grâce à une semelle plus épaisse que les modèles classiques, et maintient très correctement la cheville avec un système de protection du tendon novateur. Les victoires à l’US Open de 71, et en 72 de Wimbledon et Paris de Stanley Smith lui permettent de donner très gentillement son nom à la basket, signant leur entrée dans l’histoire de la mode. Après, tout va très vite. La Stan Smith devient culte dans la culture B-Boy surtout grâce aux artistes qui revêtissent la basket dans leurs clips comme RUN DMC, IAM ou La Fouine, tout en s’exportant aussi du côté de la culture skinhead et sportive. En 2011, Adidas lâche une bombe dans la sphère modeuse : plus aucune paire de Stan Smith ne sera produite. C’est sans compter l’incroyable coup de maître qui se cache derrière cela… car depuis sa ressortie, on voit la paire simplement, PARTOUT. Pour le meilleur et pour le pire.
Comme on rigole beaucoup chez Open Minded, on avait remarqué un crew bien particulier dans les rues de Paris. On t’en dit pas plus, et on t’invite à cliquer ici

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Stanley Smith

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À LIRE :   Trempette dans la "piscine du diable"

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[youtube https://www.youtube.com/watch?v=-bCFC1QdUck%5D

SANDALE BIRKENSTOCK

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Une sandale ergonomique, confortable et tout ce qu’il y a de meilleur pour tes petits pieds : voici la Birkenstock. Tout commence en 1774, lorsque Johann Adam Birkenstock signe les premiers jours de l’entreprise familiale éponyme. Jusqu’en 1897 il ne se passe pas grand-chose, sinon le travail de cordonnier exécuté par la famille Birkenstock. En 1897, l’innovation est au centre de toutes les réflexions et permet à Konrad Birkenstock, petit-fils de Johann, de dessiner les premières lignes d’une chaussure confortable dont la semelle intérieure est adaptée à la morphologie du pied. La chaussure est saine pour les petits petons, et est d’ailleurs principalement portée par le personnel des hôpitaux qu’on sait debout durant de longues heures. La sandale se vend alors dans plus de 80 pays, pourtant…les États-Unis manquent à la liste. L’expansion se fera en 1966 grâce à Margot Fraser, une entrepreneuse américaine qui eu l’idée plutôt pertinente d’exporter la Birkenstock outre-Atlantique. Le pari est réussi, car les aficionados des 70’s hippie et bohème font de la sandale leur vêtement phare. En 1990, le renouvellement de la collection permet de conserver une clientèle heureuse de pouvoir porter des chaussures souples et agréables, contrairement aux satanés talons aiguilles et autres baskets en plastique trop plates. Plus besoin pour la marque allemande de se faire un nom, celui-ci résonne déjà depuis longtemps dans l’esprit des consommateurs comme la parfaite illustration de la simplicité et du confort vestimentaire.
En 1997, tandis que Narciso Rodriguez et Paco Rabanne lâchent la Birk’ sur les podiums, Heidi Klum est engagée pour dessiner une ligne complète de chaussures et faire plein de publicité. Autrefois une chaussure orthopédique, la Birkenstock est aujourd’hui le symbole d’une way of life allemande ultra-simpliste qui colle carrément à la tendance actuelle orientée vers le basique, l’essentiel et le minimaliste.
Un petit peu plus de swag et de drôlerie sur cet article qu’on avait écrit sur les sandales ! 😀 

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Heidi Klum et sa ligne de Birkenstock
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Nous, on mise tout sur les tongs et les Crocs. 

 

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