Liberland: le pays le plus libre du monde

Liberland… Le nouveau pays à l’accès interdit

En 2015, l’entrepreneur tchèque Vit Jedlicka s’auto-proclamait présidernt de la micro-nation qu’il venait de créer: Liberland. Le tout nouveau pays, perdu entre la Serbie et la Croatie, revendiquait une capitale – Liberpolis, une ébauche de constitution, deux langues officielles (anglais et tchèque), une devise et même un drapeau. Pourtant, un an plus tard, le projet piétine. Ironie du sort, au pays « le plus libre du monde« , son propre souverain ne peut pas y mettre les pieds.

Liberland

En 2015, l’initiative ambitieuse de créer un pays utopique semblait définitivement en marche. Alors que la Croatie et la Serbie délaissaient cette terre limitrophe sans intérêt, les 7 km2 de terra nullius (« une terre sans maître ») étaient encore dispo pour n’importe quel conquistador audacieux. Idéal pour donner vie à l’imagination du tchèque libertarien: créer une démocratie idéale avec un minimum de réglementations. Des impôts sur la base du volontariat, un port d’armes sans contrôle, une quasi absence de lois contraignantes mais une obligation de respecter les opinions de chacun et un rejet de tout extrémisme idéologique. De quoi attirer du monde: 300.000 demandes de nationalité envoyées!

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Liberland

Pourtant, un an plus tard, le président semble être déjà déchu avant même d’avoir investi ses fonctions. Dans l’attente d’une reconnaissance diplomatique, il ne peut toujours pas visiter et encore moins coloniser sa propre nation. En effet, la Croatie s’est finalement montrée réticente de voir un pays autoriser le port d’armes sur le pas de sa porte et délivre même des amendes à toute personne qui tente d’y accéder… Même à son souverain. D’ailleurs, en 2015, Vit Jedlicka avait été arrêté à plusieurs reprises par la police croate après avoir tenté de rejoindre ses terres. Résultat: la nouvelle nation est devenue un no man’s land.

Liberland

Mais le président au chômage ne perd pas espoir: conférences aux quatre coins du monde, rencontres avec chefs d’États et ministres étrangers, médiatisation sur les réseaux sociaux.. Il a même lancé un concours en mai 2016 pour encourager les architectes du monde entier à imaginer leur Liberland. La devise du Liberland, «Vivre et laisser vivre», verra t-elle le jour? Le suspense reste entier.

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dans "News"