Pervers, alcoolique et serial killer. Je suis ? Le père Noël !

Qui a peur du (grand méchant) Père Noël ?

Un gentil senior en emploi précaire? Un gros nounours chaleureux ? Un sympathique monsieur souriant qui se fait prendre en photo avec de charmants bambins hilares ? Ami lecteur ne te fais pas avoir ! On nous ment, on nous spolie ! Pourtant certains cinéastes ont voulu nous prévenir. Découvrons la face cachée du Père Noël.

« Joyeux Noël ! » Crie dans les rues enneigées le héros de « la vie est belle » (1946). Ce film prête à plusieurs interprétations, mais la vérité est simple : James Stewart alerte ses concitoyens « Fuyez, pauvres fous ! Le Père Noël arrive !»

Et celui-ci n’est pas qu’une simple ordure.

Le personnage du Père Noël  est louche. Il se pare de rouge alors que sa couleur est le vert. Alain Chabat nous l’avait dit dans « Santa&cie » (2017). Tel Cassandre, personne ne l’écoutait. Pourtant, le rouge, c’est un peu Coca-Cola. Non ? Chouette ! Un complot ! Ou une stratégie commerciale ?

Une hotte remplie d’engins de tortures, du rouge pour masquer les traces de vin… Ça ne te met pas la puce à l’oreille ?

Alors oui, c’est une ordure ! Certains l’ont imité, d’autres ont essayé. Ils ont eu des problèmes. Pense aux « Gremlins » (1984). Tu n’as pas la ref ? Elle est simple. Le réalisateur Joe Dante nous démontre simplement la réalité. Le Père Noël n’est pas seul. Il possède une armée de lutins. Ce n’est pas un scoop. Mais as-tu vu la tête des lutins ?

De petits monstres agressifs et hargneux ? OUI. Cruels et sanguinaires ? Encore OUI. Sachant qu’ils peuvent être éliminés au broyeur alimentaire nous sommes rassurés. Ces ordures finiront au compost.

Tout cela reste bon-enfant. Ce n’est que « Papa Noël ». A oui et que dis-tu de cela :

En 1990, René Manzor nous sort de la cheminée « 3615 Code Père Noël ». Mais si, le minitel, cette invention française ! L’histoire est simple : Un ingénieux petit garçon se cache dans le salon pour attendre le Père Noël. Mignon, classique, « Jingle Bell’s » ! Sauf qu’arrive à sa place un psychopathe armé.

L’enfant doit faire preuve de ressources afin de finir la nuit vivant. Les américains reprendront le thème dans « Maman j’ai raté l’avion » (1990). Il y a plus d’humour, moins de Père Noël mais avec Dani De Vito, qui dans le film est une sacrée ordure !

Tu es maintenant dans le vif du sujet, le voile de l’apocalypse se lève.

« Christmas Evil » de Lewis Jackson (1980) est pourtant clair. Un enfant découvre sa mère flirter avec un Père Noël, sa vie en est bouleversée. Adulte, il se grime en ce personnage et va distribuer récompenses et punitions. Il est dangereux !

Que les éboueurs ramassent cette ordure !

Pourtant, en 1984, Charles E. Sellier jr. Cherchait à nous prévenir dans « Douce nuit, sanglante nuit ». Le jeune Billy est traumatisé par le meurtre de ses parents lors d’un réveillon de Noël. Ça commence bien. Orphelin, il est recueilli par des nones sadiques. Adolescent, il doit endosser le rôle de Père Noël dans le magasin de jouet où il travaille. Cela déclenche en lui une folie meurtrière, mais oui, le costume.

Là encore, c’est plus un psychopathe qu’une ordure.

2004« Bad Santa » de Terry Zwigoff  frôle la révélation. Le père Noël n’est pas gentil-gentil. Et ce n’est pas gentil d’être méchant. Il faut reconnaître qu’il a plus de défauts que de qualités. Il n’aime pas les enfants, trop les mamans, beaucoup l’alcool, moins le savon et il est un peu soupe-au-lait.

(Quelle ordure.)

Et en plus d’être un sadique, c’est un voleur : « Piège fatal » de John Frankenheimer (2000), nous dévoile un nouvel aspect de ce monstre : A peine sortie de prison, Rudy Duncan se retrouve embrigadé bien malgré lui, par le frère de sa petite amie afin de cambrioler un riche casino. Cela nous démontre que pour braquer un établissement, le déguisement de Père Noël est radical.

En Décembre. Parents, ouvrez les yeux ! Ce travailleur d’une seule nuit offre à vos enfants des cadeaux que VOUS avez payés alors qu’il dérobe des richesses ! Une honte. Et il faudrait l’en remercier ? Quelle ordure. Sachant qu’il se bronze au soleil grâce à l’argent de ses méfaits.

Admettons qu’Anthony Barthélémy ait désiré réhabiliter ce monsieur à barbe blanche dans son court-métrage « Père Noël vs Predator » (2005). Lui ? Un héros ? Ne tombes pas dans le panneau !

C’est le Predator qu’il faut remercier. Il vient des étoiles pour nous sauver de notre aveuglement, comme Actarus et combattre cet usurpateur. Merci de le jeter à la poubelle après usage.

La palme revient à Dan Aykroyd dans « Un fauteuil pour deux » (1983). Il nous livre la véritable image de cet intermittent de la fête : il est sale, repoussant, répugnant. En un mot : réaliste.

Plus qu’une ordure c’est un usurpateur.

La troupe du Splendid nous offre, en 1982, un documentaire vivant, tourné sur le vif. Mais ce Père Noël n’est pas une ordure. Gerard Jugnot n’y est-il pas simplement attachant, ouvert et altruiste ? Un futur père de famille, doux et affectueux ?

Il existe une réelle ordure. Ce Tonton-pas-marrant qui, tous les 25 décembre nous saoule avec son « Noyeux Joël ». Au bout de vingt ans c’est lourd. Bon, lui il est juste con.

Maria Carey nous le susurre : « Je vous souhaite un Joyeux Noël ».

C’est beau. Tôt le matin, à l’heure où blanchie la campagne, la chair de nos chairs hurle. De charmants bambins, hystériques, exubérants. Insomniaques ? Oui. Quelle idée de se lever à 7h un jour férié ? Trois heures pour emballer les paquets, 5mn pour tout arracher. « Je voulais les pokemons ! ». « Où est ma playstation ? ».

Rectifions : Ces pauvres chérubins sont les dindons de la farce. Ils connaissent le mensonge mais nous laissent dans l’illusion de notre « féerie de Noël ». « Je veux, je veux, je veux… » Attention, je vais appeler le Père Noël ! En vérité, ceux sont eux les ordures. Mais bon. Nous étions les mêmes.