Les tribulations d’un Gaulois en Crète : L’épisode du rocher

La Crète de la légende à la contemplation

Au détour d’un chemin, comme il en existe plusieurs sur cette belle île de Crète, il y a de fortes chances de tomber nez à pierre avec ce genre d’équilibre précaire. Zeus, élevé à quelques kilomètres de là, sur le mont Ida, aurait-il joué à la pétanque dans sa jeunesse divine ? Entre monts et ravins quelqu’un se serait-il amusé à enchevêtrer quelques petits cailloux, ou de gros cailloux ou encore un gigantesque cailloux ?

Celui-ci, à flanc de montagnes sur la route de Trio Petra, va occuper notre imagination.

Au premier regard on peut admettre deux choses : d’une part il avoisine facilement les cent tonnes et d’autre part il été impossible pour les habitants de la période minoenne (2700/1200 av j.c) de l’avoir monté à la force des bras.

Conclusion : ce sont les extra terrestres. Clair, simple efficace. Une enquête rondement menée !

Certes, peu crédible mais pourquoi pas ! Il n’y a pas que les Incas et les Égyptiens à pouvoir lancer des controverses.

A bien y regarder, on repère rapidement une forme féline, comme une tête de lion ou de chat sculptée dans le flysch, le calcaire granitique qui constitue la roche. Rien à voir avec le sphinx, tout est naturel, le gel de l’hiver et le soleil d’été éclatent la matière pour souvent lui donner des aspects…vivants.

Tel qu’en Sardaigne ou en Corse, ces montagnes changent d’aspect en fonction des heures et de leur illumination par le soleil. Un esprit capable de paréidolie peut y voir apparaître toutes sortes de figures et de formes, des fois psychédéliques. Allongé sur le sable (les yeux dans l’eau), ou pas, un univers féerique s’offre à celui qui l’observe.

Notre  tête de Bastet (déesse égyptienne) crétoise n’a donc ni été montée par des aliens, ni taillée par Minos. Elle a simplement chût il y a quelques millénaires ou plus. Une collision avec un pare-brise n’aurait pas été prise en charge par « Carglass ».

Dernière hypothèse. Les Apaches seraient les descendants des Minoens. Ils auraient appris de leurs ancêtres à tendre ainsi des embuscades. Pauvre cavalerie U.S.

Restons sur l’usure du sable, du vent du temps et du hasard. Quand la nature est belle, profitons de ses merveilles.

Le reste n’étant qu’une pure spéculation.