Ce que vous ne savez pas sur David Lynch

David Lynch, de maniaque à bouddhiste il n’y a qu’un pas

David Lynch est un réalisateur unique en son genre, définitivement hors codes, avec ses cheveux en bataille, ses films n’inspirent pas souvent confiance à celui qui tombe dessus par hasard. Au delà de son esprit tordu, du bébé reptile mutant dans « Eraserhead », de la sacrée Laura Palmer dans « Twin Peaks », David Lynch n’est pas qu’un mec étrange aux projets ambigus et déroutants. Il a pleins de facettes, on vous l’assure. Accro aux milkshakes au chocolat pendant 7 ans ? Si si. Un bisounours sur les tournages ? Pour sûr. Il possède une marque de café ? Avec sa tête sur le packaging. Mais pas seulement, en témoigne ces quelques anecdotes.

Obsédé par tout 

Consumé par les obsessions, manies, hobbies, Lynch peint beaucoup, photographie tout le temps. C’est d’ailleurs ses premiers amours, avant même d’avoir été nominé comme meilleur réalisateur à l’Academy Award. Il est un musicien accompli, qui compose pour ses films, mais pas que, il touche à tout les genres en sortant parfois des albums intéressant, applaudi par une certaine élite. Last but not least, Lynch est un inconditionnel de « la pluie et du beau temps », comme en témoigne cette vidéo posté sur sa propre chaine You Tube dans le milieu des années 2000. On te laisse (essayer) de comprendre par toi même !

Sa colère lui a inspiré l’écriture d’une BD 

Dès sa jeunesse David Lynch avait un gros problème pour gérer ses pulsions colériques. Comme dans Super Nanny, il fallait trouver une activité qui puisse le soulager, la méditation a tout réglé. Mais quelques années plus tard, il a voulu exorciser le mal en dessinant une bande dessinée. Ça s’appelle « The Angriest dog in the world » et ça raconte l’histoire d’un chien qui ne peut rien faire à part gronder.

David Lynch David Lynch

Un bouddha investi 

En véritable convaincu de la méditation transcendantale, David n’a qu’une seule envie, répandre la parole divine. Il voudrait réussir à collecter 7 milliards de dollars pour ouvrir des universités de la paix à travers le globe. Pour un homme qui fait des films anxiogènes, horrifiques, ou le mental est mis à rude épreuve, la surprise est totale !

David Lynch
© Getty Images par Taylor Shute

Il aurait pu être pote avec Beigbeder 

Tu le pensais en marge, déconnecté des travers des productions commerciales et pourtant Lynch a cédé à la tentation du fric facile en réalisant plusieurs campagnes de pub pour Calvin Klein, Playstation 2, Giorgio Armani, Dior et un spot pour Barilla diffusé en France avec en guest star le plus russe de tous les français Gérard Depardieu. Si certaines ont la patte lynchéenne d’autres auraient pu être faite par n’importe qui. Ne sois pas déçu, c’est aussi ça Lynch, une dose de subconscient dans beaucoup de futilité. Il est humain après tout.

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Un de ses films est autobiographique 

En partie, oui. Le film Blue Velvet, grand vestige de l’horreur psychologique des années 1980 prend place dans la ville de Lumberton, énormément inspiré par la ville de Spokane dans l’État de Washington, où résidait le réalisateur durant son enfance. Comme il le dit aussi, « L’acteur Kyle MacLachlan est habillé comme moi. Mon père était un chercheur en sciences pour le Département d’Agriculture à Washington, on était continuellement dans la forêt ».

David Lynch
Blue Velvet – 1986

Un accro à l’oiseau bleu 

« Amis Twitter » c’est le petit nom donné par David Lynch à tous ses followers. Loin de l’image mystérieuse qui lui colle à la peau, sur Twitter, il se lâche avec des états d’âmes, des tweets légers comme « les écureuils heureux courent vite et libre ». Bizarrement (therme élogieux le concernant), il boycotte Facebook, donc gare aux trolls.

David Lynch

Un psychopathe au nom de l’art

Durant une interview au magazine Rolling Stone en 1980, Lynch a évoqué son intérêt pour les « textures ». Puis, très vite, il a raconté une histoire assez glauque. En possession d’un chat mort, le jeune Lynch l’a disséqué pour voir, pour l’expérience. Bien plus tard, il expliquera qu’il avait fait tout ça pour le film « Eraserhead ». Weird quand même.

David Lynch
Eraserhead – 1977

Il n’a jamais auditionné d’acteurs

Les castings, juger sur les performances, c’est loin d’être son truc. Il sélectionne souvent à l’apparence, au feeling, puis à la personnalité. Pour les deux héroïnes de son mythique « Mulholland Drive », Naomi Watts et Laura Harring, les deux femmes fatales ont été checked sur papier glacé et interviews bancales. Donc, tu as toutes tes chances toi là-bas si tu penses être the one that he wants, laisse tomber les cours Florent, bien trop cher de toute façon !

David Lynch
Mulholland Drive – 2001

Il aurait pu faire parti de la trilogie Star Wars

En 1983, George Lucas demande à David Lynch de diriger le dernier opus de la trilogie Star Wars, « Le Retour du Jedi ». Malgré l’opportunité et le gros cachet à la clef, Lynch décline. Il expliquera quelques années après qu’il ne pensait pas qu’un projet comme celui là lui apporterait quoi que ce soit. On comprend, Disney est plus à l’aise dans l’exercice.

Certains le regrettent, et ont tenté d’imaginer ce que cela aurait pu donner… (Il existe même une bande annonce pour les plus chevronnés, à vous les studios !)

David Lynch
© Dario Romaniello « Yoda from another place – Twin Peaks – Star Wars »
David Lynch

Plus d’informations : Le documentaire « David Lynch : The Art Life »

Warie.

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