Profession hôtesse : sexisme et blagues douteuses à l’horizon

Encaisser avec le sourire un sexisme ambiant

Depuis 1930, le Tour de France coexistent étroitement avec les quelques centaines de caravanes publicitaires. La majorité du public n’attend d’ailleurs que l’arrivée des mythiques deudeuches Cochounou pour espérer récupérer des saucissons et des bobs. Haribo, Bic, Mc Cain, dans chaque voiture de grand marque des hôtesses distribuent les cadeaux, le sourire aux lèvres et une belle dose d’énergie au compteur.

Tour de France Tour de France

Nourries et logées pendant les trois semaines du tour, et payées un peu plus que le SMIC, elles ne chôment pas en se réveillant chaque matin aux aurores pour faire le show en distribuant les goodies. Si la grande majorité des personnes rencontrées sont aimables, certaines semblent avoir oublié les règles de bienséance en société.

Tour de France

L’ancien maillot jaune de 2013 Jan Bakelants a défrayé la chronique lors d’une interview pour un journal flamand. A la question de l’absence des proches, ce dernier répond qu’il y a des hôtesses et ajoute même qu’il prendrait avec lui « un paquet de préservatifs car on ne sait jamais où elles vont sortir ». Se pourfendant plus tard en excuses, le propos reflète une réalité malheureusement bien ancrée dans le Tour de France, le sexisme envers les hôtesses.

 

France Info a récolté les propos de courageuses représentantes de marques et lève le voile sur des coulisses peu glorieuses, bien loin de l’image pailletée perçue à travers l’écran de télévision.

Une hôtesse Mc Cain pourvue d’un déguisement de frites mentionne que chaque jour contient son lot de blagues de cul telles que « Je te mettrai bien ma saucisse » ou « Tu veux un peu de sauce ». Si au quotidien elle se défendrait, son employeur l’a prévenu lors d’une réunion de possibles « moments chauds » qu’elle est forcée d’encaisser avec politesse et sourire à l’appui.

Tour de France

 

Outre les mains qui dérapent, les jets de vin, d’eau ou de lessive, une hôtesse a déjà reçu pire, un verre d’urine en 2014. Elle se permit d’assigner un droit d’honneur aux perturbateurs. Elle ne compte également plus les « salopes » ou « connasses » perpétrés à son encontre, et celles de beaucoup d’autres hôtesses…

Plus d’informations : Enquête France Info