Le prince noir du hardcore français : Manu le Malin

Manu le Malin est le fier représentant de la scène hardcore française.

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Pour moi le hardcore, c’est pas du fais péter, c’est quelque chose de lourd, de sérieux, d’oppressant, de martial. dit-il dans une interview donnée à MOWNO en 2009.  

Après le ciel bleu survient l’espace, abyssal et infini. La musique d’Emmanuel Dauchez aka Manu le Malin a tout pour être la bande son d’un film avec un tel synopsis. C’est certain, le DJ au nom de scène teinté d’humour – Manu est tiré du film Les Frères Pétard – et de symboles démoniaques – le Malin nomme le Diable – est, encore aujourd’hui, le fervent compositeur d’une musique puissante toujours appréciée, même 20 ans après.

Artiste aux facettes multiples, il se positionne comme un créateur à la curiosité sans fin. La preuve en est avec la multitude de projets musicaux auxquels il a donné forme, seul ou accompagné… Il fait ses débuts en mixant dans des after de rave party, et s’impose tout-doux-minou au célèbre festival Astropolis. Sa musique est un ingénieux mélange entre basses assourdissantes et rythme ultra-rapide et saccadé à 140 BPM. En 1996, Hardcore Volume 2 sort, défonce tout et ouvre la marche à une trilogie d’albums tous plus violents les uns que les autres : Biomechanik 1, 2 et 3. S’il mixe du hardcore, il ne sait pas faire que cela. Le projet Hier, aujourd’hui et demain a été pensé en collaboration avec son acolyte Mickey Willis aka Torgull, et René Koering au piano. En travaillant ensemble, ils font se rencontrer la musique classique et l’électronique au coeur d’une recherche commune de l’expérimentation sonore. En 2007, Manu le Malin annonce la sortie d’un énoooorme mix de ses 15 dernières années qu’il a « construit » en s’inspirant de l’univers méga-dark de son artiste favori : H.R. Gigercréateur du monstre d’Alien -. On The Way Home casse tout sur son passage, et Manu s’efface peu à peu du devant de la scène…

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Monstre d’Alien

Du côté de la production musicale, Manu le Malin n’en perd pas une miette non-plus. Il fonde son premier label, Bloc 46, avec son compagnon de route Torgull; avant de créer Industrial Strength Limited et Astropolis Records. Après 10 ans de set plus incroyablement énervés les uns que les autres en after et en rave party, le DJ français n’est clairement pas prêt à prendre sa retraite.

Et putain, tant mieux !!!

Allez les petits fous.
On se retrouve tous devant un plateau techno qui promet d’être hardcore – comme du taboulé – à la Machine du Moulin Rouge le 12 mai 2017.
Avec Manu le Malin, AZF, 14 Anger et Sinus 0 en live.
De minuit à 6 du matin.
Évènement Resident Advisor là.
Évènement Facebook par ici.

Elisa Barbier