L’espionnage par sextoys connectés de We-Vibe

We-Vibe, l’espion de ta sexualité

We-Vibe, un fabricant de ces bijoux technologiques du XXIème siècle, qu’est le sextoy connecté se voit obliger d’indemniser les usagers espionnés.

Ces vibromasseurs et autres gadgets avaient recueilli des données intimes sans le consentement des utilisateurs sur leur vie sexuelle. La nature de ces informations concernent les températures corporelles captées par l’objet, ou encore son intensité de vibration. Pas grand chose me diras-tu, mais au contraire, ces informations peuvent être utiles pour une multitude de fichages sur la sexualité et les pratiques sexuelles d’un individu, puis être revendus à divers tiers ou organisations. On ne t’en dit pas trop mais on te laisse réfléchir en quoi ce types d’informations peuvent être dangereuses pour ta vie privée.

Les clients n’étaient évidemment pas concrètement au courant de la collecte de ces informations sur leur vie sexuelle. Lors de la convention Def Con à Las Vegas en 2016, We-Vibe avait déclaré recueillir certaines informations uniquement dans le but d’améliorer les services de l’appareil.

We-Vibe a accepté de verser la somme de 2,8 millions d’euros à ses clients dans un accord à l’amiable pour les avoir espionné à travers ses sextoys sans leur autorisation après une plainte collective déposée dans l’Illinois. Ces objets à 90$ la pièce sont connectables par Bluetooth à une application qui permet de les contrôler à distance et ainsi, augmentent les risques de hackage par une tierce personne. Ce scandale intervient moins d’un mois après l’affaire de la collecte des données personnelles de 800 000 propriétaires d’ours en peluche connectés de la marque CloudPets et de la diffusion de ces données sur Internet.