Sadhu le Serbe : le tatouage, mais pas que

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Tatouage

 

Le Mondial du tatouage qui s’est déroulé du 3 au 5 mars à la Grande Halle de la Villette accueillit cette année Sadhu, un tatoueur Perpignanais qui a plus d’une corde à son arc puisqu’il est photographe, dessinateur, illustrateur et pochoiriste !

 

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Christophe Klain – c’est son vrai nom – a fait ses gammes aux Beaux-arts de Perpignan entre 1996 et 2001. Déjà, depuis qu’il a 13 ans, Sadhu le Serbe, comme il se fait appeler, est fan de tatouage. Il collectionne les revues de bikers, les magazines spécialisés dans le tatouage qu’il ramène de voyages … C’est un voyage à New-York, au début des années 90, qui va le décider à se lancer, après avoir visité le shop de Jonathan Shaw, sa première influence, et vu le maître en action.

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De 2001 à 2012, il travaille à Paris, dans le fameux Art Corpus de Roberto Dardini, devenu une institution. Entre-temps en 2008, ses talents de pochoiriste lui permettront d’être invité par Banksy lui-même au fameux Cans Festival. Finalement, le passage du pochoir à la petite aiguille se fait assez simplement, et son entourage à Art Corpus va lui permettre de trouver son style à lui, en associant son univers à son apprentissage du tatouage.

 

« J’étais en ce temps-là, constamment entouré d’artistes confirmés qui m’ont amené à rapprocher mon univers et le tatouage et inversement. Cela aurait été certainement beaucoup plus long avec un parcours d’apprenti classique ou dans un shop lambda. Dès le début on m’a fait confiance et encouragé. Faire mon propre style était envisageable ! Même si tu restes forcément dépendant de la technique et de l’investissement personnel que tu y mets. Art Corpus, c’est une sorte de gros laboratoire d’expérimentations où les gens se font confiance tout en se formant les uns les autres à être plus exigeants. »

Interview pour Jeter l’encre, 2014.

 

« Il y avait vraiment un esprit de famille. Ils avaient un réseau d’amis incroyable. J’étais immergé dans ce monde-là. Le niveau artistique et technique était exceptionnel, tout cela avait l’allure d’un labo expérimental. Puis, en 2012, je suis revenu chez moi à Perpignan, pour ouvrir mon propre shop, rue du Théâtre. »

Dans L’indépendant, 2015.

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De cette collaboration entre Roberto et Sadhu, naîtra un livre, Art Corpus Family, avant donc, en 2012, de quitter Paris pour rejoindre sa terre natale, et y ouvrir OldSerb Tattoo Club, son shop, qui ne désemplit jamais depuis. Toujours dans son univers sombre, spirituel, et souvent calligraphique, Sadhu attire toujours les amateurs de l’Art du Tatouage (avec un grand A et un grand T). Un salon où certains viennent de loin pour que leur peau soit immortalisée par le grand Sadhu le Serbe.

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