L’univers fantasque et biscornu du graffeur français Maye

Le graffeur et peintre Maye s’impose sur la scène française.

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Le monde du graffiti et du street-art déborde de talents plus originaux les uns que les autres aux styles à chaque fois bien définis. Maye fait partie de cette foule dont on ne se lassera jamais de découvrir les réalisations murales et sur toiles qui nous font partir dans une autre galaxie tout droit sortie de l’imagination débordante de ces personnes.

Victorien Liria de son vrai nom n’a pas apprit le graffiti à l’école ni avec un crew comme il est courant de voir. Lui, il s’est fait ses armes tout seul comme un grand. D’ailleurs, c’est par la peinture murale qu’il a commencé avant de s’éclater sur les plus petites dimensions des toiles de coton.

À 27 ans, Maye peut se vanter d’avoir une technique hors pair et une minutie défiant toute concurrence qu’il applique aux mondes surréels qu’il dessine, faits de personnages aux membres filiformes et aux positions torturées. Ses fonds sont la plupart du temps constitués de dégradés de couleurs qui projettent les personnages étranges dans une sorte d’espace dépourvu de gravité et habité d’objets de toutes natures. Mais toujours en lien avec notre monde moderne. Comme si la ville, saturée et bruyante, était présente dans ses illustrations. Et à regarder la précision de ses traits réalisés à la bombe de peinture aérosol, on peine à savoir si c’est un dessin au feutre ultra fin que l’on a devant nous, ou un graffiti de trois mètres sur deux ! Maye propose aux passants de plonger dans une lecture en deux temps : que l’on soit proche ou éloigné de sa réalisation, on ne voit pas les mêmes choses. Et c’est tout là l’originalité et la puissance abyssale du travail de Maye !

TOILES

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FRESQUES ET MURS

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