Le règne macabre de Los Zetas

Los Zetas: le cartel à la machette

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ATTENTION, certaines images peuvent heurter la sensibilité

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Los Zetas, Les Z. Ne vous fiez pas au surnom bref qui ne veut nullement imiter la signature du mythe légendaire de Zorro. Pas de renard masqué qui chevauche son fidèle Tornado à la rescousse d’esclaves dans l’un de cartels les plus puissants du Mexique. Que dis-je, l’un des cartels les puissants du monde, portant une influence macabre du Mexique au Royaume-Uni: États-Unis, Guatemala, Panama, Colombie, Pérou, Bolivie,Venezuela, Nicaragua, Argentine, Brésil, Costa Rica, Cuba, Italie, Espagne… The world is yours? Ou presque.

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Ils sont partout: douanes, aéroports, ports, zones rurales… Un gang considéré par le gouvernement américain comme l’organisation criminelle « la plus à la pointe de la technologie, la plus sophistiquée, la plus puissante, et la plus violente et dangereuse agissant au Mexique« . Une rigueur militaire au service du pire des crimes.

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Décapitations ou kidnappings, los Z ne manquent pas d’hommes de main pour leur représailles: 100.000 membres d’une loyauté sans faille. Le fondateur du groupe sanguinaire, Osiel Cárdenas, déclarait “Je veux les meilleurs, seulement les meilleurs”. Les meilleurs des meurtriers directement recrutés dans les unités d’élites de l’armée mexicaine, il les a finalement eu.

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Années 90: une cinquantaine de gringos, avides d’argent facile ou le début d’un gang local qui fait ses premiers balbutiements. Aujourd’hui: 100.000 caïds qui massacrent au nom du groupe armé. C’est le triste sort qu’on connu 72 migrants en 2010. Leurs corps ont été retrouvés dans l’Etat de Tamaulipas près de la frontière américaine. Ils tentaient, comme 600.000 autres chaque année, d’aller prendre une petite part du rêve américain.

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Enlevés, torturés et finalement exécutés, ils ont osé refuser d’être enrôlés au service de Los Zetas. Une terrible offense qui coûterait la vie de 20.000 migrants par an. Ceux qui s’en tirent paient les 3000 dollars de rançon, les autres finissent au charnier. Ce business du chantage rapporte 47 millions d’euros par an au cartel et il ne représente qu’une faible partie du gigantesque marché de sang.

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« Hola DEA »: Los Zetas narguent la DEA, La « Drug Enfoncement Administration », le service de police fédéral américain, dans la série Breaking Bad.

1.000 victimes par an au Mexique et encore les spécialistes restent convaincus que le bilan est bien plus lourd. La spécialité du cartel: la décapitation pour terroriser et dissuader de toute trahison. Déchiqueter des membres, les prendre en photo et toujours laisser un message: une signature barbare que l’on retrouve sur toutes leurs victimes marquées d’un Z majuscule, scalpé parfois à même la peau, comme pour rappeler l’ombre du big boss qui menace toute personne tentant de les dénoncer ou juste de leur échapper.

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Pour résumer l’étendu de l’influence du groupe, jetons un coup d’oeil à leurs activités principales: trafic de stupéfiants, l’équivalent de plusieurs milliards de dollars, trafic d’armes, blanchiment, évasion fiscale, piratage informatique, enlèvements et assassinats de politiciens mexicains, terrorisme, corruption de personnalités politiques, opérations clandestines… Une longue liste à faire pâlir le pire des caïds.

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En pleine rue, des tâches de sang, vestiges des récents crimes de Los « Z ».

Mais si le cartel est si puissant, c’est parce qu’il détient une arme de taille: les meilleurs soldats du pays qui passent de l’autre côté du mur pour quelques liasses de billets. Faire du gringue au meilleurs membres d’unités élites, ça marche, surtout dans un pays où les faibles revenus des fonctionnaires ne peuvent que pousser à la corruption. Récemment, le groupe a même réussi à recruter des anciens militaires des forces spéciales guatémaltèques, des renforts supplémentaires dans les rangs déjà bien fournis du cartel de la mort.

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