Le centre d’hébergement pour SDF à Paris XVI encore pris pour cible

Militants du FN et riches riverains s’allient contre le centre pour SDF de Paris.

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Le 17 octobre 2016, 3 semaines avant son ouverture, le centre d’hébergement pour SDF construit près du bois de Boulogne à Paris est la cible d’une première tentative d’incendie ratée.
Moins d’un mois plus tard, c’est le grand jour de l’ouverture du centre. Le 6 novembre 2016, Anne Hidalgo inaugure avec fierté cet espace qui accueille déjà une cinquantaine de personnes et en attend encore près de 150. Mais les habitants du 16ème arrondissement déjà pas très très contents au début de l’année ont clairement vrillé.
Quelques heures après le départ d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, et d’Anne Hidalgo, une seconde tentative d’incendie est effectuée par une personne qui ne semble pas être assez courageuse pour assumer son idiotie. Sur BFM TV, une source proche de  l’enquête affirme que « vers 22 heures samedi soir, un homme a tenté de jeter un engin incendiaire, mais il ne l’a pas jeté assez fort, ne faisant pas de dégâts ni de blessés. Cet individu a pris la fuite. ».

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Une graaaaaaaande classe que la ministre du Logement constate aussi :  « Ce centre est ouvert, il accueille plusieurs familles, dont les bébés et il y a des personnes qui ont pensé possible d’attenter à leur vie ».
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne n’est-ce pas, une quarantaine de militants du Front National ont décidé de débarquer le lendemain afin de vérifier la nationalité des personnes hébergées.
Pour quoi faire ? « Vérifier si ce sont des SDF ou des migrants. Si ce sont des migrants, on est contre » affirment ces partisans de la bêtise humaine à la chaîne de télévision française LCI.
Déjà en mars dernier, lors de l’annonce du projet d’aménagement urbain et social, une pétition signée par plus de 40 000 riverains du 16ème arrondissement avait été faite car ces derniers craignaient pour leur petit confort personnel : « Ca va être la zone, devenir dégoûtant partout, des gens vont se faire cambrioler »; « Ca va dévaluer les habitations autour » pouvait-on entendre dans un reportage de l’Obs en mars.

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Et bien dis-donc, pour des militants qui condamnent la saleté des SDF et des migrants, c’est certainement la façon la moins propre d’agir.

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