Une richesse inexploitée à Barcelone : le street-art

L’art urbain est partout à Barcelone, mais encore peu reconnu.

Barcelone, deuxième ville la plus peuplée d’Espagne, est une référence pour tout amateur d’architecture, d’art moderne et d’art nouveau. Entre le parc Güell, le musée Picasso, l’esthétique du pavillon de l’exposition universelle à Montjuic, et la Sagrada Familia, la ville à l’impressionnante Rambla est un réel vivier artistique et a su exploiter ces points forts.
Mais, ne sommes-nous pas en 2016 ? Si, de surcroit à une époque où l’art moderne et institutionnel est grandement critiqué par tous ceux qui en sont exclus. Pas étonnant donc, de voir le graffiti se répandre comme une trainée de poudre sur les murs d’une ville meurtie par la crise financière ces dernières années !

Terrain de jeu pour certains, et support d’expression libre et spontané pour tous, le quadrillage de la ville sert de brouillon aux artistes à l’affût du moindre mètre carré vide pour y laisser un signe, un blase, un message à l’attention des passants.
Le street-art à Barcelone a eu ses belles heures jusqu’en 2006, lorsque la ville a décidé de renforcer sa politique anti-graffiti afin de l’endiguer : des lois et des pénalités sont mises en place, rendant la pratique du graff et du collage très risquées. Les crew de graffeurs se déplacent alors vers la banlieue pour être tranquilles et poser de grandes fresques sans risques.

Les techniques d’art urbain plus « rapides » mais toujours illégales s’imposent tout de même dans les rues de certains quartiers de Barcelone comme Born, Raval, Gotic et Poblenou, qui sont éloignés des grands axes touristiques du centre-ville. Grâce à des activités comme les Street Style Tour organisés dans les-dits quartiers, il est possible pour les curieux de découvrir une nouvelle facette de la ville, parfois inconnues des locaux eux-mêmes…! Et ce qui est frappant, c’est la diversité incroyable de techniques utilisés par les artistes : graffiti, pochoirs, tickets, stencils et posters sont à découvrir partout autour de soi. Sur l’espace d’une simple porte d’entrée d’immeuble, tu pourras voir allez… au moins 50 pièces différentes, et ton oeil ne cessera jamais de naviguer pour tomber sur de nouveaux messages !

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En plus d’un street-art « vandale » que l’on trouve sur les murs, les portes, les poteaux, et même le sol, il y a aussi un support très couramment exploité dans Barcelone: les rideaux de fer des petits commerces. Suite au renforcement des mesures anti-graffitis prises en 2006, beaucoup de graffeurs ont négociés avec les vendeurs voisins ces quelques mètres carrés libres, afin de pouvoir s’exprimer dessus. Ainsi, si tu vas à Barcelone, tu verras très régulièrement des pièces représentants l’activité du commerce partenaire, ou parlant d’un sujet libre qui reflète les lieux. Un bon moyen de contourner la loi tout en colorant la ville ! Respect.

Pourtant, un bémol revient dans la bouche des artistes et graffeurs espagnols… la souffrance de n’être ni respectés ni considérés par une ville qui pourtant, a beaucoup à offrir. Notamment aux touristes, qui se rendent dans des villes comme Berlin, Toronto, Rio de Janeiro et Lisbonne pour admirer et découvrir leur personnalité au travers de l’art urbain. Les graffeurs reprochent à la ville de ne pas faire de même, en étant parfaitement conscients du manque à gagner que cela peut représenter.

Alors, si tu vas à Barcelone, va directement faire un Street Style Tour ! Et s’il-te-plaît, fais un câlin au guide (non seulement ultra intéressant, mais aussi absolument adorable) qui fait cela de manière bénévole, dans le but de redonner ses lettres de noblesse au street art barcelonais.

Afin de compléter cet article, tu peux tcheker ce documentaire disponible sur Vimeo, dressant un état des lieux du street-art et du graffiti à Barcelone. 😉

Pour plus de photographies, rends-toi sur cette page ! Car celles que tu viens de voir ne sont qu’une petite partie… Mais le mieux, c’est encore que tu te rendes à Barcelone pour voir tout cela de tes propres yeux !

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Sebastien Wakine
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Crédits photos : Haykel Ezzeddine, issues de l’article « Le street-art à Barcelone, un paradis! » cité précédemment.