Tinder : pour rire ou pour baiser ?

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Trouver l’âme soeur sur Tinder, c’est possible (ou pas).

Qui ne connaît pas Tinder ? Cette application pour Android et iPhone qu’un bon paquet de personnes à au moins téléchargée une fois afin de partir à la recherche de son âme soeur (ou pas). Lancée en septembre 2012 par 4 Américains, le principe de Tinder est de faire défiler des photos de femmes et/ou d’hommes avec la possibilité de liker ou de disliker. « Triés » selon l’âge, le sexe et la localisation géographique, des dizaines de profils sont proposés à chaque utilisateur, sauf si bien sûr, tu habites dans une bonne vieille campagne.
En vacances chez papi-mami, scotché devant Des Chiffres et Des Lettres, tu déprimes à la vue des 10 pauvres profils de ploucs que Tinder te propose. Merde.
Donc, une fois que les deux utilisateurs se sont mutuellement liké, c’est un match qui apparaît. Ensuite s’offre la possibilité de communiquer par messages privés pour faire plus ample connaissance. OUAIS !

L’application Tinder est calquée sur le modèle de sa grande-sœur cette fois-ci destinée aux rencontres gay : Grindr. Non, ça n’est pas un outil pour « tamiser » sa weed… mais plutôt pour broyer des cœurs, ou des c*** ? Dès son lancement, Tinder se défend de cette manière : « Tinder est beaucoup plus romantique que de se rencontrer dans un café. Le téléphone aujourd’hui est quelque chose de très intime, c’est comme s’il faisait partie de chacun d’entre nous. C’est juste une nouvelle façon de rencontrer des gens, et cela amène à des rencontres réelles, ce qui revient à des activités que l’on fait normalement comme aller dans un bar, mais en ayant la possibilité de draguer en amont de façon privée. »

Ok. C’est l’avènement d’un renouveau de l’amour et de la rencontre.
Mais est-ce vraiment le cas ?
En moyenne, un utilisateur se connecte 11 fois par jour à l’application, et 100 millions de likes ou dislikes sont cliqués chaque jour à travers les pays pour générer 2 millions de matchs quotidiens. Ça en fait, des verres de vin bus au bar du coin pour discuter de tout et n’importe quoi !

On a alors vu Tinder grimper les marches du podium des sites de rencontres les plus utilisés, grâce à une simplicité et une rapidité de sélection jamais vue.
4 ans après son lancement, je me demande comment les gens utilisent l’application la plus chaude de toutes.
Pour répondre à toutes ces interrogations existentielles, j’ai demandé à deux personnes de me parler de leurs expériences respectives afin d’avoir un aperçu plutôt précis de leur rapport à ce nouveau type de rencontres.

Marguerite, jeune demoiselle Lyonnaise pleine d’énergie m’a envoyé quelques captures d’écrans des plus beaux énergumènes rencontrés. Bon, il serait cependant plus judicieux de parler de bibliothèque, ou d’encyclopédie même ! Marguerite qualifie elle-même Tinder de « catalogue de beaufs » et me confie que Tinder c’est « soit du cul, soit des blaireaux, soit les deux en même temps. ». De quoi poser les bases direct… !

Notre jeune demoiselle en fleur utilise clairement Tinder pour se divertir, autant avec les pépites de beauté qui s’y trouvent qu’avec les potentiels rencards +++ qu’elle y décroche. S’étant inscrite sur Tinder « pour baiser », elle n’en attend rien du tout car « c’est de la surconsommation de cul ». Sa vision franche et crue de l’utilité des matchs semble être, à en croire la multitude d’avis partagés sur Internet, identique à celle de bon nombre d’autres utilisateurs.
Surconsommation de cul rime avec surconsommation d’images et de clics. Pas étonnant que Marguerite ai pas loin d’une centaine de screenshots du meilleur des meilleurs…! Pour toi, elle se livre encore un peu plus.
Les images qui suivent peuvent en choquer certains.es.

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Et parce qu’on en a marre d’abandonner les mots au profit des images, Marguerite m’a envoyé quelques unes des conversations qu’elle a pu avoir sur Tinder.

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Après les confessions intimes de Marguerite, je me suis tournée vers Chris, Tinder-addict dans l’Est de la France. Comment ce jeune homme appréhende-t-il l’application à la flamme rouge ? Après avoir pleuré de rire devant la partie de son dossier personnel de screenshots qu’il m’a envoyé, je lui ai posées quelques questions afin d’en savoir plus.

Brbr : Pourquoi t’être inscrit sur Tinder ?
Chris : Parce que c’était en train de se démocratiser, que c’est (plus ou moins) gratuit, que je n’ai pas trop l’occasion de rencontrer du monde en dehors de mes cours, et que ça m’offre la possibilité de rencontrer des gens avec qui il a un minimum d’attirance mutuelle. J’avais testé Adopteunmec.com pendant quelques mois quand c’était encore gratuit. Ça me faisait marrer de me faire shiner mais je ne veux absolument pas payer pour le genre d’utilisation que j’en ai ! À savoir parler à des gens normaux.

B : Quelle vision as-tu de l’amour 2.0 ?
C : Si on entend par là les rencontres via Internet, je pense que c’est vraiment cool. Ça permet de rencontrer des gens que l’on n’aurait pas forcément eue l’occasion de côtoyer dans un autre contexte. Internet ouvre un champ des possibles qui est très appréciable. Maintenant, est-ce que ça nous rend plus dépendant de cet outil ? Peut-être. Le plus gros problème que l’on peut soulever, c’est qu’on sait de moins en moins comment (ré)agir en personne, face à face. C’est dommage…

B : Bien que Tinder soit une application toutefois atypique, en attends-tu quelque chose ?
C : Au début, je m’attendais à devoir rencontrer plein de gens. Mais la plupart n’ont pas dans l’idée de créer un lien réel et préfèrent juste rester inconnus par écrans interposés. Maintenant, j’essaye juste de parler avec les filles que j’ai matché, et aller au-delà de leur simple description. Très rarement, il y en des trop cool et je me suis fait quelques amies par ce biais. Jamais pécho, en fait.

B : Es-tu différent sur Tinder qu’au quotidien lorsque tu dragues ?
C : Je pense que je suis carrément différent oui. En fait, ça n’est pas inhérent à Tinder. Quand je parle une autre langue, au téléphone, ou dès que j’utilise un autre moyen de communication que l’oral, j’ai une personnalité un peu différente. Sûrement parce que j’ai plus le temps de réfléchir à ce que je dis, de structurer mon propos et de penser à la suite, comme une partie d’échec (trop bizarre). En plus, je suis assez timide en vrai, donc ça apporte un certain détachement qui rend la communication plus aisée (comprendre à l’aise).

B : Qu’est-ce qui te fait le plus rire sur Tinder ? Le plus bader ?
C : Les faux profils ou volontairement humoristiques (assez rare j’en conviens). Après, y’a certains profils un peu plus étranges qui me font rire jaune. Il y a une sorte de gêne, même. En même temps, c’est assez marrant mais c’est badant, un peu comme un neckbeard ou un catogan.

En exclusivité, une partie du dossier top privé de Chris. 
Le jeune homme n’a pas souhaité en dire plus sur ses critères de sélection. 
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Ce qui doit sûrement tous nous faire rire (nous, les Tinder-addict j’entends), c’est de croiser ses potes sur l’application, ou des accroches VRAIMENT magiques. Et bam, ça donne des trucs comme ça.

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Merci aux deux personnes qui ont accepté avec gentillesse de me fournir les éléments de cet article. 
L’humour est de rigueur, on ne cessera de le répéter. Car on est tous le beauf d’un autre !
Brbr