Le lundi, ce calvaire mathématique

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Quand lundi frappe à ta porte

Ton réveil s’énerve. Cette sonnerie insupportable, dont tu avais presque oublié l’existence ces deux derniers jours désormais révolus. Parce que c’était le weekend, et qu’à 8h tu étais déjà debout. Ou plutôt, tu étais encore debout, avec quelques grammes dans chaque bras, et le smile jusqu’aux oreilles.

Mais lundi n’a pas la même raison d’être : à 8h, tu es dans les transports en commun, à la bourre, le sourire à l’envers, un peu comme tout le monde en fait. Tu te remets à peine du weekend et tu n’attends qu’une chose : que la fin de semaine arrive. Sauf qu’avant ça, il va falloir affronter mardi, mercredi, jeudi, et vendredi. Dure vie.

Tu ne t’es jamais senti aussi loin du vendredi que chaque lundi. Ton cerveau, censé s’être reposé pendant le weekend, n’a jamais été aussi à plat, et tu te dis qu’en fait cette journée qui, tu le sais déjà, va être inutile, devrait être rattachée d’une manière ou d’une autre au weekend. Surtout que, quand même, c’est pas comme si tu étais le seul concerné. Là on aborde un cas de santé publique qui vaut pour la société entière.

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Mathématiquement et statistiquement, tu le sais, aujourd’hui, ce n’est pas vendredi. Demain non plus, et après demain non plus. En fait, tu n’as jamais été aussi loin du vendredi, aussi sûr et certain que les ondes gravitationnelles existent. Mais le problème (insoluble), c’est que ça revient chaque semaine.