Dany Dan & Ol’Kainry : des mecs golri

Dany Dan & Ol Kairy le retour opening

Dyfré & Dany Dan s’en foutent et rappent

Le retour de Ol&Dany est prévu pour le 12 mai; en attendant, on a voulu faire un rewind sur leur vision du pera.

Vous pouvez vous présenter en quelques lignes pour tous les narvalos qui ne vous connaissent pas ? 

Dany Dan : Yeah yo quoi d’neuf moi c’est Bob Dan Jordan Zidane des Sages Poètes de la Rue, on a sortit plusieurs albums depuis, on aime le hip hop et on continue de l’aimer.

Ol’Kainry : Moi c’est Ol’Kainry Bougdyf de Paris, Bougzer dla streetzer, c’est cool je suis de Evry 91, j’ai commencé il y a belle lurette, j’ai sorti une ribambelle d’album et des projets à côté comme les projets avec Dany. J’aime le rap et j’aime partager, voilà pourquoi je reviens avec un deuxième album Ol&Dany.

 

Comment vous vous êtes rencontrés ? 

D : Je saurais même pas te dire quand est ce qu’on s’est rencontrés, quel jour. Je dirai qu’on s’est rencontré par radio.

O : Souvent quand tu sors des projets, t’as tendance à croiser du monde en promo, en radio et tout. En plus j’étais plutôt fan des Sages Po et le courant est super bien passé, c’était fluide.

D: Et quand t’écoutes la radio, tu vois s’il t’apprécie ou pas, je me suis dit ce gars là il a l’air de bien nous aimer et on a finit par se croiser.

O: C’était y a loin !

D: On a du s’envoyer des signes et on a compris.

O : On s’est senti comme les Highlanders tu sais, truc spirituel, d’énergie et tout.

 

Est-ce que vous vous tenez informer de ce qu’il se fait aujourd’hui ? Est-ce que vous écoutez du rap de maintenant ? 

D : Bien sûr. Le rap c’est la musique qu’on fait, c’est notre métier, on fait du rap donc forcément. Chacun a sa playlist personnelle.

O : Moi personnellement je kick tout, je m’informe, j’écoute. C’est ça qui donne l’adrénaline, parfois t’entends des nouveautés qui te booste.

D : C’est un peu comme la vie …

O : On regarde ce qu’il se passe dans notre domaine quoi !

A part le fait qu’il faut évoluer avec son temps blabla … Comment vous expliquez le changement d’instru entre « Crie mon nom » et « Deglingos » ? 

D : Simplement ! Regarde, quand on doit faire une chansons, il y 250 000 producteurs qui proposent 500 000 instrus… donc tôt ou tard, c’est spontané.

O : Sur « Crie mon nom », la prod est venue on l’a kické et on a sorti le titre. On est jamais revenu en arrière. Si tu fais trop de calculs tu t’en sors plus.

D : J’ai une métaphore là : quand toutes les étoiles sont alignées, on roule !

 

Dans une interview, Kenzy dit : « La majorité de ces artistes ne rappent plus, ils font des rimes. Et quand tu les écoutes jusqu’à la fin, tu te dis souvent que ça ne rime à rien. Les rappeurs ne vivent plus que pour la « punchline », ils la recherchent à tout prix. Un peu comme si, pour eux, le plus important, c’était le titre de leur livre et non plus l’histoire. » Vous en pensez quoi ? 

D : J’ai un truc à dire par rapport à ça, je peux Dyf ?

O : Vas y lance toi mon frère.

D : Sans vouloir faire le malin, moi Dany, j’ai été le premier à faire les punchlines comme on les connait, comme on en parle là. Sur cet album, je me suis dis, on a été trop loin par rapport à la punchline, il faut trouver autre chose.

D’ailleurs, vous vous sentez pas un peu vieux ? 

D : Non, moi je me sens super jeune !

O : Pas du tout, et je pense que c’est souvent en France que cette question revient que ce soit dans la musique, le sport etc … Dès que tu passes la trentaine tu sembles vieux ! Personne ne se pose la question de savoir l’âge d’Eminem ou des Black Eyed Peas; à partir du moment où ça te fait kiffer tu continue à le faire.

D : Même sentiment, je dirai : Avant j’étais petit, maintenant je suis grand. Je fais ce que je fais.

Dany Dan Ol Kainry

Demain on fait un festival de rap, vous invitez qui ?  

O : Je fais un mixe d’anciens et de jeunes, c’est la meilleure des choses.

 

Vous continuez à faire des apparitions avec les Sages Po, comme à Canal Street Live par exemple. Ca fait partie de l’entretien de l’image du groupe pour montrer que vous êtes toujours là ? 

D : Oui, on est toujours là ! On a du boulot à faire si les plus jeunes ne nous connaissent pas.

O : Pour moi, y a de tout dans le rap, notamment pour les plus jeunes !

D : Par rapport aux gens, chacun peut penser comme il veut, il y a toutes sortes de façons de penser. Nous on s’arrange pour que quelqu’un nous écoute.

O : Personnellement, les gens qui écoutent ma musique, c’est important pour moi qu’ils la comprenne. Si t’as pas un minimum de culture, tu peux pas comprendre. Donc je préfère que si t’as 18 ans et que tu connais rien, t’ailles écouter de la soupe ! Tu vois, tout ce qui est 1995 etc… tu vois qu’ils ont une grosse culture hip-hop et je me suis toujours demandé si les gens qui les achètent ils ont le même système aussi.

D : C’est pour ça, tant mieux si on continue ! J’ai aucun soucis avec toute personne qui s’inspire parce que moi aussi je le fais et même, c’est cool. Je les connais, et c’est cool.

 

Vous pouvez nous raconter 2-3 lignes chacun sur votre album ? 

O : Quelqu’un de mon staff m’a proposé de faire le volume II pendant que j’étais en plein dans mon solo, puis j’ai croisé Dany et il m’a dit « Pourquoi pas oui ! ». J’aime pas le cycle, tu finis un album et tu repars sur un nouveau; j’aime m’éclater sur plein de trucs ! Quand je suis avec Dany je m’éclate, avec Django pareil … J’adore les projets intermédiaires comme ça où tu partages et ça grandit ta musique.

D : Je vais dire à peu près la même chose; le simple fait de faire un album avec Dyf c’est Wahou. Dyf est un super bon mc et genre on va aller se boxer un peu, tu vois ! On confronte nos idées et à la fin il va en sortir quelque chose. On l’a fait une première fois et donc voilà, une deuxième c’est encore mieux.

Si je vous dis que je ne comprends plus le rap en 2014 entre Booba qui pousse la chansonnette et Youssoufa qui passe sur Nrj : vous êtes d’accord ou vous me dites que c’est une évolution et qu’il faut prendre les évolutions telles qu’elles sont ? 

O : C’est une évolution. Ils sont libres de faire comme ils veulent, si ça fonctionne pour eux. Y aura toujours des résistants; je suis pas fan de ce que fait Booba mais aujourd’hui c’est lui qui donne la lumière. S’il pousse la chansonnette, tout le monde va le faire, c’est ce qu’il se passe plus ou moins. S’il prend un beat très hip-hop demain, ça va revenir ! J’aimerai lui dire ça « Reviens aux sources, s’il te plait man! »; ça ferait un changement dans le rap direct. C’est vrai aussi qu’à l’époque, le rap c’était à nous ! Aujourd’hui ça s’est plus industrialisé, tout le monde en écoute. Quand on a grandit ça passait pas à la radio …

D : Ce que tu dis, c’est pas vrai ! Si ça a évolué comme ça, c’est pas grave !

 

Je vous propose un featuring aujourd’hui avec un artiste, ce serait qui ? 

D : Américain c’est trop facile !

O : Après … Les artistes avec qui je veux collaborer, c’est déjà fait quoi !

D : Moi aussi c’est déjà fait, mais très très sincèrement avec les mecs d’IAM. Mais en même temps les Sages Po !

 

Un feat avec Renaud ce serait possible ?

O : Oui … Si je supervise la prod et tout le reste haha. Faut pas qu’on m’impose un truc bizarre. Mais c’est un loubard ça peut donner un bon bail !

 

Racontez moi votre meilleur souvenir en live.

D : C’est pas possible, y en a trop.

 

Le pire ? 

D : Des pires il y en a beaucoup ! Mais celle qui me vient directement c’est en Techoslovaquie. Je peux pas te raconter … Un festival, abusé, c’était mortel; t’iras voir sur Google. J’ai débarqué avec mes meilleurs chaines, mes meilleures Timberland et c’était Wah.

Dyf, avant de partir explique moi ta vidéo . 

O : Ah ça … Je sais pas si tu vois la série Hung ? A un moment le mec fait ça, il se désappe comme ça et j’ai voulu faire la même chose haha !

D : Sérieux ? T’as fait ça ?!

O : Hung 2.0, mortel ! On ne vit qu’une fois mon frère.

 

Merci les mecs !

 

Bonus