Tyler, The Creator – Wolf

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Ahouuuuuuuu. Mardi 2 avril sortait Wolf, le troisième opus du génie malsain Tyler, The Creator. Après un Goblin très sombre et ténébreux en 2011 le leader du collectif Odd Future est de retour pour distiller une nouvelle part de folie à consommer sans modération. Une insanity perceptible dès la découverte des trois différentes jaquettes pour les diverses éditions : une totalement cheap sur fond bleu, une de type photomaton raté et enfin la plus importante, celle contenant un superbe dessin représentant Tyler sur son bike avec pour arrière-plan un lac au milieu d’une forêt. La plus importante sans aucun doute car ce visuel matérialise le contexte global de l’album qui de par ses 18 pistes illustre la vie antérieure de Tyler à travers Wolf, Sam et Salem, trois personnages générés par pensées morbides et mis en scène un décor de camp de scout : Camp Flog Gnaw – Wolf Gang > Golf Wang > Flog Gnaw. Tout un univers sordide maquillé à coup d’influences Neptuniennes et de rétrospections intimes qui donnent à ce LP un goût d’accessibilité fort appréciable.

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Alors schizophrène ou pas schizophrène le Tyler ? Pas vraiment, lui même s’en défend sur Pigs « I’m not bipolar, see I’m just known by those couple names ». Ces « fucking walking paradoxes » que l’on retrouve tout le long du projet ne sont pas des bouts de sa personnalité mais bien des personnes utilisées dans ses musiques pour imager ses émotions et partager sa propre histoire. Une histoire pas très joyeuse marquée entre autres par l’abandon de son père biologique – dès sa naissance – que le rappeur raconte dans Answer en précisant la haine qui en découle ainsi que l’incompréhension engendrée. Un thème récurrent puisque sur la première ligne de Jamba le MC de 22 ans balance sans détour « Papa ain’t call even though he saw me on TV, it’s all good (fuck you) ». Une entrée en matière aussi dévastatrice que la chanson en elle-même, excellemment et absurdement bien rythmée. Le refrain quant à lui rappelle terriblement les synthés d’un certain Pharrell, qui tapait ses 40 ans le 5 avril par ailleurs.

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