Entre le soulful, le Djoon, et la Sicile il y a Afshin, rencontre avec un pionnier

Afshin du Djoon au Trac à la Sicile

 

Hello Afshin it’s about time que s’est-il passé depuis notre dernière rencontre dans ta vie ? Quels sont tes objectifs et nouvelles idées pour cette année ?

Hello ! Écoute pas mal de choses depuis la dernière fois ! Beaucoup de travail sur le Trac qui évolue en permanence, de gigs – je reviens tout juste de Berlin pour notre label night au Watergate avec John & Shimza – après la Sicile, on continue à tourner à l’étranger avec The Djoon Experience, on a Croatie, Portugal, Grèce & une tournée en Afrique de l’Est qui arrivent bientôt, je suis pas mal en studio avec Kiss My Black Jazz et on travaille sur un projet qui impliquerait plus de sons et de musiciens iraniens , de nouvelles prod arrivent pour notre label & ceux des copains…

Djoon a fêté ses 15 ans qu’est-ce que ça te fait,que ressent on tant d’année après ?

La fierté et l’envie d‘imaginer un nouveau chapitre, se remettre en question, et surtout voir comment retrouver de l’énergie pour faire tout ça !!!!

Te rappelles-tu de tes débuts, que pensais tu au moment de te lancer ?

Au début tout était plus difficile et plus simple en même temps. On faisait beaucoup de choses de façon instinctive, le club n’était pas connu, le quartier était encore vierge…Il y avait tout à faire, mais j’étais jeune et un peu plus fou donc je ne me posais pas autant de questions 😉

Tu étais dans les précurseurs de la musique soulful à Paris quels sont les artistes emblématiques de cette scène pour toi ?

Alors pour être tout à fait clair je ne dirais pas que je suis précurseur de la musique soulful à Paris. Ce serait plus Greg Gauthier & Sven Love qui ont été parmi les premiers à défendre cette musique. Ensuite le Djoon a permis à ce son de retrouver un nouveau souffle à un moment ou à Paris peu de club s’y intéressaient. Parmi les artistes emblématiques, je dirais Kenny Bobien, Louie Vega & MAW, Blaze, Dj Spen, Byron Stingily, Peven Everett ….

Nous lançons Tropical sur Open Minded, l’occasion de mettre en avant toutes les facettes de cette musique. Qu’évoque pour toi ce mot ?

Perso ça m’évoque la chaleur, la fête, les îles, les traversées de Deshaies à Saint François sous la pluie en mini moke, le poulet boucané et le rhum, ou la fois où je me suis retrouvé au milieu d’un champ en Jamaïque sur une teuf improvisée, 700 personnes en transe, la route comme dancefloor & le soundsystem à l’arrière d’un pickup…

En revenant à Paris, si on parle DJs, je dirais Rémy Kolpa Kopoul (RIP) qui a fait beaucoup pour cette scène, Albert de paname qui n’hésitait pas à épicer ses sets de morceaux chauds & improbables, bien sûr Emile Omar et sa Tropical Discoteq, Julien Lebrun, Mawimbi & tous les collectifs qui rivalisent d’originalité et qui passent leurs temps a digger des pépites incroyables – pour les étrangers Antal, Hunee,Hugo Mendez, Guy Dermosessian, Nomad…

 

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Une boisson Tropical ?

Un ti punch avec un bon rhum, idéalement sur une île et avec de la bonne musique, on est bien !!

Quelles sont tes dernières découvertes artistes et prod que tu peux nous partager ?

Pas exactement des découvertes, mais tu peux retrouver du son du producteur haïtien Gardy Girault, et côté Afrique du Sud pas mal de Problem Child, Mr Joe ou Lemon & Herb dans mes sets en ce moment !

Les prochains invités sur My Groove tu penses à qui ? Connais-tu les jeunes de la scène tel que Pasteur Charles ?

Écoute c’est marrant que tu me poses la question – on en a une dernière samedi avec Millos Kaiser de Selvagem, un des meilleurs diggers brésiliens – et une autre en open air en août un peu plus housy avec un gros line up. Mais pour la saison prochaine on va ralentir un peu sur les invités, revenir un peu au sens original de la résidence, installer un rendez-vous mensuel où on se retrouve pour la soirée plus que pour le guest du moment. Ça nous permet de conserver l’entrée en partie gratuite, et avec 6h de balade musicale par mois, ça me permettra d’aller encore plus loin dans mes sélections ! et pour ce qui est de pasteur charles pas encore mais je vais écouter ; )

Pour la scène en général – il y a une énergie incroyable de la part des jeunes artistes, crews & promoteurs c’est sûr – le public a rarement été aussi ouvert d’esprit musicalement. Il y a quelques années, tu jouais un track disco dans une soirée house ou inversement, ça faisait scandale…Même si My Grooves c’est sûrement notre soirée la plus éclectique, les gens qui viennent au club s’attendent principalement à de la house ou de la disco. Pouvoir partir dans des délires salsa, Zouk, ou soukous sans perdre le public c’est toujours agréable 😉

On se retrouve au Djoon pour un Tropical club le 25 Octobre avec 3 artistes internationaux du vétéran du genre, à la découverte 2019 en passant par l’artiste de demain. Ça  promet !

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