La soul food, ou l’âme du sud des Etats-Unis dans sa cuisine

« Dans le sud, si c’est pas frit ou pané, c’est pas comestible »

Dans les années 60 aux états unis, lorsque Elvis Presley et Marvin Gaye se partageaient le haut des top charts, on faisait référence à la culture afro-américaine en utilisant le nom de « soul », notamment pour la musique soul. C’est ainsi que la cuisine du sud des Etats-Unis a hérité du nom de soul food.

© All Events

Mais les origines de cette cuisine se retracent jusqu’en Afrique : elle a été importée sur le nouveau continent durant la période de la traite des noirs. Les propriétaires donnaient en général à manger à leurs esclaves les restes de viande, les bas-morceaux. Ainsi, des aliments comme les pieds de porc, la queue de bœuf, le jarret, les tripes et l’oreille entrèrent dans le régime courant. La soul food emprunte aussi beaucoup à la cuisine amérindienne : le maïs, ainsi que de nombreux fruits, ont été apporté par les amérindiens du sud du pays : les Cherokees, les Chicachas, les Chactas et les Creeks).

À LIRE :   L'arc-en-ciel dans un sushi

Les plats les plus célèbres de la soul food sont donc des viandes frites (fried chicken, fried steak…), des abats (pieds de porcs, par exemple), des légumes comme la patate douce ou les pois, des tartes telles que la tarte aux pécans, et enfin le tout accompagné de cornbread, un pain de maïs. C’est une cuisine riche en goût, en gras et en histoire, qui sent bon les épices et la joie de vivre propres aux états du sud des Etats-Unis.

soul food 1
© Madness & Realty

LRD.