Système K, un film entre recycl’art, electro et fureur de vivre

Profusion d’art dans le ghetto de Kinshasa

Dans le ghetto de Kinshasa en République Démocratique du Congo, au milieu de l’indescriptible chaos social et politique, est née à partir de rien une scène artistique bouillonnante, qui rêve de reconnaissance. Entre harcèlement des autorités et difficultés personnelles des artistes, le mouvement se déploie. Système K est le miroir de ce mouvement.

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La caméra de Renaud Barret a suivi durant plusieurs mois un groupe d’artistes, afin de documenter leur quotidien. Ceux-ci se considèrent comme des laissés pour compte de la société, qui créent à partir de ce qu’ils amassent au fil des jours. Avec ces déchets, ces produits manufacturés dont plus personne ne veut, ils font de l’art. Sous-forme de happenings, ils dénoncent la misère et le sentiment d’abandon. L’un d’eux s’appelle Freddy Tsimba : il travaille généralement avec des armes de guerre, qui évoquent des thématiques telles que le viol ou les massacres. D’autres travaillent à même leur corps, ou utilisent des lampes à pétrole.

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La musique du film est enregistrée par le groupe Kokoko. Comme les artistes du film, le groupe produit sa musique à partir des déchets qu’ils trouvent : machine à écrire ou roue de vélo par exemple. Tu peux découvrir le travail du groupe en cliquant sur le lien plus bas.

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Aujourd’hui, le tournage du film est terminé, mais il a encore besoin de ton aide : la post-production est longue et coûte cher. Pour pouvoir parfaire le film, l’équipe a fait appel au public en lançant un crowdfunding. Si tu as envie d’aider pour donner vie à ce beau projet, il te suffit de cliquer sur le lien Kiss Kiss Bank Bank ci-dessous.

Le crowdfundingla musique de Kokoko

Lucas Richard