Une claque par le graff : l’impressionnant Street Art de Melbourne

De l’énergie, de la couleur et des idées

L’environnement urbain est bouillonnant au sud-est de l’Australie. Melbourne, capitale culturelle du pays, est une référence dans le monde du graff et accueille désormais des artistes internationaux, venus y imprimer leurs marques. Alors que le Street Art australien s’est développé dans les années 60 dans l’illégalité, il court aujourd’hui les rues comme expression esthétique autorisée. Ces espaces de pure création permettent un dialogue artistique sans fin. Si tu veux sortir des sentiers de la visite guidée payante, on fait le tour pour toi des alleyways de Melbourne qui valent vraiment le coup d’oeil.

Hosier Lane

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Commençons par le commencement. Sans aucun doute la plus connue des rues consacrées au Street Art, à 2 min à pied de la gare de Flinders Street. Les sujets propres à la contre-culture et à la politique sont brassés ici avec une touche d’humour et de poésie. Les œuvres changent chaque jour (même un Banksy n’y résisterait pas) de quoi rester toujours surpris. Et à part s’y masser pour aller écouter les balades mièvres d’Ed Sheeran (eurk), tu pourras t’amuser à différencier les multiples blazes qui courent partout sur les murs.

AC/DC Lane

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L’histoire d’amour entre Melbourne et le rock, ça donne ça. Dans cette allée en descente, nommée ainsi le 1 octobre 2004 en l’honneur du groupe australien ( Non, ils ne sont pas anglais ou américains, pitié), tu pourras admirer des œuvres monumentales trempées dans la sueur et l’esprit rock’n’roll. Dernière petite nouveauté : Une sculpture de 3m de haut sortant du mur de brique du Cherry bar à l’effigie de Bon Scott, chanteur et leader mythique d’AC/DC jusqu’en 1980. Réalisée par Mike Makatron, elle est inaugurée le 6 mars 2018, pour le plus grand plaisirs des promeneurs.

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Ruthledge Lane

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Des graffitis à perte de vue, des poubelles aux fenêtres, voilà ce qui caractérise Ruthledge Lane. Aussi impressionnante que Hosier Lane, tu auras peut-être la chance d’y voir un artiste en action. Pour info, elle tient le devant de la scène en 2013, lorsque l’artiste Adrian Doyle décide de repeindre en bleu toute la rue, en recouvrant tous ses petits camarades, pour prouver que la couleur pure est du graff en soit. Le foisonnement des tags a repris le dessus depuis.

Caledonian Lane

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Petite par la taille mais grande par l’histoire. Elle est le lieu de naissance du festival international St-Jerome’s laneway, qui accueillait en février dernier rien d’autre que Anderson Paak, Bonobo, Odesza ou The internet. Implantée dans le centre historique de Melbourne, elle doit son nom au Caledonian Hotel construit en 1839. Un point d’étape indispensable pour toujours voir la beauté dans le tag.

Union Lane

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Reliée à Bourke street, la rue la plus commerçante du centre historique, cette allée est un autre spot, un peu plus caché, de l’art urbain. Les sons de la ville y sont atténués, la lumière y est plus sombre. Si les œuvres sont peut-être moins en harmonie que sur Hosier Lane, les graffs conservent souvent une visée politique qui leur est propre. Rien ne t’empêche de prendre un snack ou un café pas loin et de te balader en levant les yeux.

 

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