The Push, une émission de téléréalité qui incite à tuer sur Netflix

La mort, ce divertissement

On n’en est pas encore à Battle Royal ou Hunger Games. Mais on avance dans le concept des émissions glauques. Netflix diffusera son émission The Push le 27 février 2018, qui fait déjà pas mal de bruit. Le concept ? Pousser quelqu’un à tuer en mode téléréalité.

push
Christopher Kingston, candidat de la première édition de The push

Le loft à côté c’était le monde des bisounours. Ici, le candidat, Chistopher Kingston, sera placé au centre d’une machination où 70 acteurs vont jouer un rôle précis. Par un jeu de manipulation, ils vont chercher à pousser l’homme filmé à son insu, à commettre un meurtre en poussant un vieux milliardaire du haut d’un immeuble. Le crime lui sera finalement présenté comme la seule issue possible. Toute la question est donc de savoir s’il bousculera mortellement son prochain.

push

Aux commandes de ce programme fou, Derren Brown, mentaliste et hypnotiseur anglais bien connu dans le monde du divertissement. Sur Channel 4, il était déjà à la tête d’une émission un peu spéciale où il jouait sa vie à la roulette russe.

push

The Push, comme d’autres émissions avant elle, questionne le poids de la pression sociale sur l’individu. Elle s’inscrit dans la lignée de l’expérience de « Milgram » théorisée dans les années 60 par Stanley Milgram, psychologue de l’université de Yale. A l’époque, ce cher Stan, avait fait asseoir des hommes et des femmes, chargés d’administrer des chocs électriques à une personne invisible en fonction de ses réponses à un test. Et face à l’autorité de la blouse blanche, les participants s’exécutent quels que soient les cris de l’acteur. France 2 avait d’ailleurs repris le concept dans le Jeu de la mort en 2010.

À LIRE :   Ce que vous ne saviez (peut-être) pas sur le fromage
push
Le jeu de la mort diffusé en 2010 sur France 2

Tout ça pour dire que nous sommes aisément manipulables par autrui, s’il nous parait légitime. Avec The Push, on ne parle pas d’expérience scientifique mais de pur divertissement, le meurtre mis en scène. Le débat est bien évidemment lancé sur la réception par le public et les conséquences de traumatisme pour le candidat. Après la télévision, si les plateformes de streaming s’y mettent, on peut s’attendre à un boulevard de la mort divertissante, surtout s’il y a des spectateurs.

push