Straydogsociety : l’amour s’écrit à l’encre noire

Luxure et romantisme

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Dans la nuit, il n’y a rien d’autre à faire que l’amour ou l’assassin, disait l’écrivain Calaferte. Dans le blackwork, l’esprit est un peu le même. Le tatouage noir figuratif plonge en effet souvent dans l’érotisme et le macabre, une version cool du memento mori des poètes maudits. Alors, puisqu’on doit mourir, autant vivre plus fort. Et pour bon nombre d’entre nous, cela passe par du tatouage, le lien suprême entre le charnel et la douleur. Ce parfum sulfureux se retrouve dans le travail de Straydogsociety, artiste australien.

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Au premier coup d’œil, ses tatouages blackwork évoquent la lingerie de dentelle noire, les cendriers pleins et les liaisons orageuses. La rose noire, symbole iconique des amours maléfiques et des états d’âmes bien gothiques, est évidemment bien présente.

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On trouve aussi dans son portfolio de superbes tatouages de femmes baignant dans un clair-obscur, striées par les ombres à la façon d’un vieux film noir. Vitres, grillages et statues antiques se cassent pour symboliser à la fois les cœurs brisés et la libération des bêtes à l’intérieur de nous. Forcément, les corps sont tatoués de fauves, cruels comme l’amour et les femmes fatales. Bref, Straydogsociety titille notre côté obscur avec langueur.

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https://www.instagram.com/straydogsociety/

Jen Ripper