Pourquoi et comment j’ai décidé d’arrêter d’arrêter de boire.

Boire ou ne pas boire : il faut choisir son camp ?

Il y a un moment dans sa vie, en général autour du 1er janvier, où on décide de lui donner un autre tournant. Personnellement, ce jour-là, j’ai décidé d’arrêter de boire. Ça peut paraître un peu extrême, mais je me suis dis que finalement je pouvais peut être m’en passer. À moi la santé, les économies et la maturité ? Pas vraiment.

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Economie ?

À tous ceux qui veulent arrêter de boire pour faire des économies, vous pouvez déjà reprendre le verre que vous venez de poser car ce n’est absolument pas vrai. Alors si vous aimez les cafés à la limite, ça peut marcher un temps, au restaurant par exemple mais quand vous rejoignez vos potes pour boire des coups dans un bar et que vous vous retrouvez à prendre un bon vieux Perrier citron ou un brave Coca Cola et bien figurez vous que la note est souvent plus salée. Le Perrier Citron coûte entre 4 et 6 euros en brasserie / bar, quant aux Coca, son prix n’est jamais vraiment en dessous de celui d’une pinte en happy. Du coup, premier point : OUT.

Vie sociale ?

Je ne suis pas un nazi de l’alcool, je peux tout à fait comprendre que l’on ait ni besoin de ça pour s’amuser, ni envie d’en avoir besoin. Le problème, c’est que quand moi j’ai commencé à goûter aux joies de la légère perte d’inhibition et de la confiance que te permet d’avoir l’alcool, j’ai aimé. Alors le retour à la normal peut s’avérer rude. Quand j’ai décidé d’arrêter de boire, à l’apéro je me socialisais mais quand ce moment arrivevous savez, celui où tout part en couille où la musique semble tout d’un coup beaucoup moins forte, où les gens crient ou s’embrassent, que ça envoie des textos à son ex et une déclaration d’amour à son prof de 4 ème – toi, t’es dans le même état d’esprit qu’à ton arrivée. Quand tu bois pas, c’est comme si t’avais atteint une forme de sagesse, un voile se lève et tout te paraît soit ridicule, soit pathétique et tu sais pas si le problème c’est de penser comme ça ou de ne pas le faire. Bref, tu finis par rentrer chez toi, un peu plus seul chaque fois et tu déclines petit à petit les invitations pour ne pas revivre ces traumatismes.

Flemmard ?

J’ai pas arrêté de boire pour me mettre au sport ou pour me sentir mieux dans mes pompes. En fait j’ai arrêter comme tout le monde après avoir pris une des plus grosses cuites de ma viemon estime de moi est descendue dans les limbes du fond du trou du seau. Oui, à ce point là.

Le lendemain, comme toute personne normalement constituée, j’ai dis « j’arrête de boire« . Sauf que là, je l’ai vraiment fait. Bref, après environ 3 semaines, ma vie sociale se résumait à rentrer chez moi après le boulot, regarder Friendsj’ai toujours été un précurseur en matière de séries – et m’endormir comme une merde. Le weekend c’était pareil sauf que je mangeais encore plus, dormais moins et essayais de varier les plaisirs sur Netflix. Et quand je me décidais à sortir c’était pour entendre une énième connerie qu’avait fait un de mes potes sous l’emprise de l’alcool.

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Du coup, après une période d’environ 35 jours, j’ai décidé un soir que merde, j’avais qu’une vie que le fait de s’être sevré me permettrait peut être de pouvoir moins encaisser, et donc, par extension, d’avoir besoin de moins boire pour ressentir les effets, et donc de moins dépenser ! J’ai décidé d’arrêter d’arrêter, je vais peut être, dans deux cuites, arrêter d’arrêter d’arrêter etc..  J’vous embrasse.- j’avoue je savais pas comment finir l’article.