Grâce au street art, une favela brésilienne se relève.

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SOLIDARITÉ ET BOMBE DE PEINTURE AU BRÉSIL

Le Passo da Pátria est un quartier du Brésil complètement délaissé. Situé à quelques mètres seulement de la ville de Natal, au Nord-Est du Brésil, la favela est coupée par une voix ferré construite en 1950 qui la sépare du reste de la ville. Depuis, les habitants se heurtent à une montée de l’insécurité, de la violence et à certaines habitations qui commencent à être en ruine. Malgré ces problèmes, Le Passo da Pátria est face à une ville qui ne semble pas se préoccuper de leurs sorts. Enfin… Jusqu’en 2015 en tout cas. 

En effet, la ville a décidé de remédier au problème en utilisant le street art. Grâce à la culture urbaine, ils souhaitaient recréer du lien social entre les institutions de la ville et les habitants de Passo da Pátria. Ainsi, en 2016, pendant près d’un mois, la ville, aidée par l’association franco-brésilienne Pixo a organisé des expositions, des concerts, des battles de graff, des ateliers…  En 2016, le projet s’est offert une saison 2, sur toute l’année grâce au soutien de la fondation Air France. Pour se faire, l’association Pixo a mis en place « INarteurbana », un projet « socio-culturel et transdisciplinaire à destination de quartiers défavorisés » pour sensibiliser les plus jeunes à l’art urbain et leur permettre de redonner un peu de couleur à leur quartier délaissé. En parallèle ils ont monté des résidences d’artistes. Mademoiselle Maurice et Snez – Emes Crew – ont ouvert la danse en 2016 en proposant par exemple aux jeunes brésiliens de construire un bateau pirate en bois. En 2017, c’est l’artiste Bault qui s’est joint au projet. Cette fois-ci, ils ont réalisé des fresques ou encore créé des objets et des meubles en recyclant du matériel présent sur place…

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Aujourd’hui le résultat est sans appel, le quartier est re-dynamisé, solidarisé et il y a fort à parier que ça ne va aller qu’en s’arrangeant. Alors longue vie au street art, vive le street art !

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