L’histoire poignante des images de Ryan Muirhead

Les photographies de Ryan Muirhead témoignent d’une histoire sombre et délicate.

À 34 ans, Ryan Muirhead a une maturité artistique envoutante. Ses expériences l’ont fait grandir plus vite que les autres, et aujourd’hui, il semble plus que jamais bien dans ses baskets, et dans son art.

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Ryan Muirhead a grandi dans l’Utah en Amérique, dans une petite ville où la religion dirige les esprits et la mixité sociale, pas vraiment une priorité. 90% des habitants sont blancs, et les jeunes doivent suivre une sorte de formation religieuse de deux ans. Mais lorsqu’il était un jeune adulte, le photographe dont nous parlons ne va pas dans le même sens que tout le monde. Il est en désaccord avec cette éducation qu’on lui impose, et refuse de passer ces deux années à étudier la religion. Y aller est pour lui un supplice tant physique que psychologique, jusqu’au point de devoir aller à l’hôpital pour être soigner. Puis un jour, il découvre la photographie. Quelque chose se passe en lui, comme s’il trouvait enfin la solution au mal-être qui le hante depuis son adolescence… Il dit lui-même avoir enfin trouvé quelque chose pour s’exprimer ! L’art devient alors vital car sans lui, il ne serait peut-être plus de ce monde.

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Dans son travail, c’est exactement ce mal-être que l’on ressent lorsqu’on déroule le fil de ses photographies. Pas de sourire, des teintes sobres et sombres, et toujours un regard captivant très lourd de sens. La personne photographiée, en générale seule et au centre de l’image, occupe l’espace sans faire de vague, comme si elle devait se faire toute petite. Ne serait-ce pas la métaphore visuelle de ce qu’a ressenti Ryan Muirhead durant une partie de sa vie ? Certainement. Car si les portraits qu’il réalise son incroyablement mélancolique, l’espoir reste continuellement présent dans les yeux de ce qu’on regarde.

La série suivante s’intitule « Marine ». Ryan Muirhead nous la présente dans un huit-clos se déroulant chez elle, dans son espace intime. Sur son lit, dans la cuisine, dans la salle de bain ou face à son reflet dans le miroir, la jeune femme se livre dans le plus simple artifice au photographe, qui capte alors l’énergie très puissante des sentiments qu’elle dégage. Elle parle à travers l’appareil photo pour s’adresse à nous.

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Elisa Barbier