Il y a 25 ans à Los Angeles, Rodney King se faisait tabasser sans raison.
C’était il y a 25 ans, sur l’ensoleillée et réputée côte ouest des États-Unis. En 1991-1992, la cité des anges s’embrasent sous les cris d’une communauté afro-américaine hors de contrôle. Rodney King a été tabassé sans scrupules par quatre policiers après son arrestation pour « état d’ébriété ». C’était le 3 mars 1991, et George Holliday, vidéaste amateur, a tout filmé…
Sur les 10 minutes de vidéo où figure Rodney King, les coups de matraques s’écrasent sur lui sans s’arrêter, et sans raison. Le constat est d’une tristesse déconcertante : le racisme occupe encore une grande partie de l’esprit des américains. L’Amérique est un continent habité par de nombreuses populations différentes, aux origines diverses et aux traditions propres à chacune.
En 1991, lorsque la vidéo sort sur les chaînes de télévision, c’est un tsunami qui s’abat sur Los Angeles. Les afro-américains crient à l’injustice dans le silence, jusqu’au jour où le verdict du procès des policiers tombent. Le 26 avril 1992, les quatre agresseurs sont acquittés, le juge ne les punissant donc pas pour la violence inouïe avec laquelle ils ont tabassé Rodney King. Incompréhension, indignation et révolte se propagent dans les rues à la vitesse de la lumière… en même temps que les voitures s’enflamment et les vitrines se brisent.
Des célébrités accompagnent le peuple afro-américain dans les manifestations organisées en soutien à la famille de la victime, et tout le monde crie à la corruption d’un juge lui aussi blanc. Pas moins de 100 000 personnes participent à ce qui sera qualifié de « début de guerre civile » à Los Angeles, en seulement 6 jours d’émeutes. Bien évidemment, George W. Bush alors à la tête des États-Unis d’Amérique, ne se soucie guère de rétablir la justice et l’égalité entre les deux peuples qui s’affrontent dans la violence et le sang. Les pilleurs dérobent tout ce qu’ils trouvent dans les magasins défoncés, les propriétaires se défendent avec des armes à feu. Un couvre-feu est aussi instauré par le maire Tom Bradley pour apaiser les tensions, en vain. Le 1 mai 1992, Rodney King lance un appel au secours lors d’une représentation à la télévision américaine, et les mots qu’il prononcent marquent au fer rouge toute une frange afro-américaine dont les cicatrices peinent à se refermer même aujourd’hui.
Est-ce qu’on ne pourrait pas essayer de tous s’entendre ? de Rodney King
Les émeutes de Los Angeles qui eurent lieu après le passage à tabac de Rodney King par quatre policiers américains à fait plus d’une cinquantaine de morts, environ 2 000 blessés, et pas moins d’un milliard de dollars de dommages matériels.
Les photographies ont été prises par Ted Soqui, Lindsey Brice, Kirk McKoy, Steve Grayson et Cynthia Johnson.
Source : VanityFair.fr
Elisa Barbier
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