Walker Evans au Centre Pompidou : Les visages de la grande dépression

La classe populaire des années 30 mise en image par Walker Evans

Depuis le 26 avril jusqu’au 14 août 2017, le Centre Pompidou consacre une grande exposition au photographe américain Walker Evans (1903-1975). Avec plus de 300 clichés exposés, Walker Evans reste principalement connu pour avoir immortalisé le quotidien sombre et sans avenir de la « working-class » des années 30.


La working-class c’est les travailleurs, les ouvriers, les prolétaires ou même les sans-dents de nos jours pour certains. Les dénominations ne manquent pas pour qualifier cette large population qui tente de vivre péniblement mais toujours avec dignité et qui trop souvent se retrouve directement la première impactée lorsque surviennent les crises économiques. Lorsqu’on on observe les différentes séries de portraits en noir et blanc comme la plus célèbre Subway Passengers, tous ont un point commun : Les regards sont durs, froids presque métalliques. Ces hommes et ces femmes du bas peuple sont devenus des machines à survivre dénuées de sentiments. Il faut se battre, lutter et survivre dans cette Grande Dépression. L’espoir n’y est plus, seule demeure la fierté et l’envie de vivre. Quant à s’amuser ? On verra plus tard…

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C’est à 27 ans que Walkers Evan débute la photographie et devient rapidement reconnu pour ses travaux. Ce qui le conduira à travailler pour de prestigieux magazines tels que Time en 1945 et Fortune en 1965 où il deviendra la même année professeur de photographie à l’université de Yale. Son travail pendant la période de la grande dépression le fera reconnaître par ses pairs comme l’une des plus grandes figures humanistes de la photographie du XXe siècle.
Alors avant de dire que c’était mieux avant, fonce voir cette exposition, véritable témoignage de la galère des années 30.

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