Loin du street art coloré, découvre les fresques obscures de « La Rouille »

Urbex et art urbain, ce duo gagnant

Pour admirer les œuvres de ce street artiste breton, il te faudra partir à la recherche de ces endroits isolés rattrapés par la végétation, dénicher ces friches industrielles ou ces bâtiments à l’abandon rongés par l’usure du temps. La Rouille semble avoir un petit penchant pour l’URBEX. C’est donc en général loin des grandes villes que l’artiste laisse libre cours à son imagination.

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C’est en 2013 que le street artiste s’est justement découvert lors d’une exploration urbaine. Pour lui, l’ambiance et l’histoire qui se dégagent d’un lieu sont essentielles. D’ailleurs, il n’aime pas forcément qu’on lui colle l’étiquette « street art » ne se sentant affilié à aucun courant artistique. Pour lui, cela reste une histoire de feeling artistique, peu importe le support.

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Ici, tout est une question d’atmosphère. L’artiste part à la recherche d’un lieu, s’en imprègne et récupère ce qu’il trouve sur place pour peindre. Ses compositions sont donc un mélange de moisissure, de peinture, de spray et de rouille… Le résultat est saisissant!

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Dépouillés de tout artifice, ses portraits sont déroutants, sauvages voire sombres. La Rouille ne cherche pas forcément à faire passer un message, peindre est pour lui avant tout un moyen d’extérioriser. Chacun peut alors voir en son coup de pinceau mélancolique une interprétation différente. En tout cas, nous nous accorderons à dire que l’atmosphère qui s’en dégage est assez lugubre.

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Bien que La Rouille tienne à garder l’anonymat et préfère rester loin de la ville, l’artiste avait fait le déplacement jusqu’à Paris en 2015 pour faire LE MUR d’Oberkampf. Si tu l’as loupé, tu peux toujours profiter d’un petit week-end en Bretagne pour te faire une session d’URBEX, dans le fief de La Rouille. 

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