Graffuturisme, le street-art du turfu

La street en perspective

Avec l’entrée du street-art dans les musées, le décollage des prix et la hype autour de certains artistes, on peut avoir l’impression que le mouvement tend à se banaliser, à devenir monotone et pourtant, des idées neuves viennent embellir nos murs. De nouveaux artistes de rue, baptisés les graffuturistes, mélangent la tradition du graff avec différents arts plastiques et construisent des paysages urbains d’un nouveau genre !

En 2010, le street-artiste de San Francisco Poesia lance le site « graffuturisme« , une base de données regroupant l’actu’ d’un nouveau style en pleine effervescence. Leur particularité ? Ils travaillent à la bombe de gigantesques fresques géométriques, empruntant au futurisme italien du siècle dernier, et se permettent des créations en 3D, qu’ils confectionnent avec tout ce qui peut leur tomber sous la main.

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Ils taillent dans les reliefs de la ville ou des ateliers des superpositions jouant sur notre regard, avec la profondeur ou l’abstraction des formes. Parmi les tenants du graffuturisme, on trouve notamment le street-artiste espagnol Felipe Pantone ou le français Gilbert1, qui incarnent cette idée d’aller piocher dans le graphisme, l’architecture ou le design, des idées pour continuer booster une culture « alternative« , qui n’a jamais été aussi légitime. Pour cela, ils s’amusent à détourner le mobilier urbain, brisent la cohérence du décor et le reconstruisent comme un DJ sample un morceau pour en composer un autre. Les limites entre le graff et la sculpture deviennent floues et permettent de nouveaux espaces de liberté dans la rue.

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