Guide de survie contre les relous en festival ?

Fais gaffe, c’est eux ou toi

Quels qu’ils soient, c’est toujours sur toi que ça tombe. Quand ton groupe préféré, que tu attends depuis des heures, monte sur scène, ils font leur apparition tout droit sortis de nulle part. Et une envie de meurtre jamais égalée jusque là t’envahit. Y’aurait que toi tu éclabousserais tout le public de leur sang, mais tu te retiens. Pas le choix, ça reste festif un festival. Mais les relous sont comme ça, ils ne réfléchissent pas.

Déjà tu peux essayer de repérer un peu les lieux. Genre au moment d’arriver, mets-toi bien loin des trois ou quatre hystériques qui crient déjà alors que le concert n’est pas commencé (les artistes sont peut-être même pas encore arrivés qu’elles sont déjà folles). Évite aussi les basketteurs venus en masse, qui se placeront devant toi le moment venu et tu ne verrais strictement que dalle.

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Et ce slammeur qui te gonfle au plus haut point ? Comment lui faire comprendre que t’en as marre de le voir passer dans un sens puis dans l’autre en gueulant comme un putois ? Il se croit marrant sur son crocodile pneumatique mais il te saoule et tu comptes bien le lui faire comprendre. Alors la prochaine fois, arrange-toi pour être sur sa trajectoire et laisse-le tomber. Ça passe facilement pour un accident (genre tu regardais ailleurs, mais pense à prendre un air détaché) et ça lui remettra les idées en place.

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Et si tu n’es pas de ceux qui, une fois le camping regagné, veulent prolonger la fête, là encore tu peux te faire respecter. Que ce soit ton voisin allemand qui a déménagé son garage pour amener tout son matos sous sa tente, ton voisin écossais qui joue de la cornemuse ou encore ton voisin bourré qui braille sans interruption… des solutions existent. Tu peux choisir de débrancher la sono (comme ça, l’air de rien) déjà, pour commencer. Et pour les deux autres, on te fait confiance pour trouver une vengeance appropriée.

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Les pires de tous c’est peut-être ceux qui te collent ou te bousculent pour passer devant toi. Le genre de mecs qui devrait être interdit de festoches par la convention de Genève. Coups de coude, de genou, et vas-y que j’te marche sur les pieds… des vraies plaies. Mais heureusement, rien ne t’empêche de les prendre à leur propre jeu. Par exemple, t’as le droit de les pousser pour qui s’étalent dans la boue, face contre terre. Ni vu ni connu.

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Tu auras noté qu’il en manque plein des relous. Celui avec sa perche à selfies, celui avec son drapeau (pas forcément breton, entendons-nous bien), celui qui se fiche du concert, ceux qui s’embrassent juste sous ton nez… Libre à toi de trouver un moyen de les envoyer promener, tout en évitant de te mettre tout le festival à dos…

Pierre Antoine BOIVENT