Ces films ABSOLUMENT IN-CON-TOUR-NABLES

Ces films qu’il faut avoir vus.

 

Vous les avez sans doute déjà vus , peut-être avez-vous prévu de les voir, dans tous les cas il FAUT les voir, mais à tes risques et périls. Ces films incontournables, ces films dont tout le monde vous a parlé, ces sagas que vous n’avez pas vu en entier, ces films que vous avez fuis parce qu’on vous a dit que vous alliez pleurer, ces films que vous avez évités parce que « bon, quand même, Tarantino c’est surfait », mais qui restent des films à voir, ou à revoir.

Le défi pour toi est le suivant : Comment résister? Oui, tu le sais que trop bien. Si tu tombes sur un de ces films que tu as vu 200 fois, par simple fait du hasard te fera scotcher et tu le materas jusqu’au bout, qu’importe l’heure.

A vos carnets, on vous lance pour des semaines de visionnages avec cette liste, afin de vous rendre accros, accompagnée de bandes-annonces et d’extraits.

 

  • Le Parrain et Le Parrain, 2ème partie, Francis Ford Coppola, 1972 – 1974

On commence avec deux classiques parmi les classiques. Classées respectivement deuxièmes et troisièmes meilleurs films de tous les temps sur IMDb (même si chez Open Minded on n’est pas d’accord avec eux sur le premier), les deux premiers films de la série du Parrain de Francis Ford Coppola sont des chefs d’œuvres incontestés. Mais ce n’est pas seulement une bonne série. Le Parrain a posé les bases d’un genre, les bases de tout un imaginaire collectif : à partir de ce moment-là, le monde entier imaginait les parrains en Vito Corleone, et les mafias comme la Famille de ce dernier. Les gens ont découvert avec ces films la Pègre, sa hiérarchie, son fonctionnement, ses pratiques. Tirés des œuvres de Mario Puzo, les Parrains ont marqué l’histoire du cinéma, en remportant à eux deux 9 Oscars.

 

  • La Liste de Schindler, Steven Spielberg, 1993

Lui aussi inspiré d’un roman, ce film de Spielberg sorti en 1993 est l’un des plus célèbres sur la Shoah. Racontant l’histoire d’Oskar Schindler, un industriel allemand ayant réussi à sauver environ 1200 Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale d’une mort certaine dans le camp de Płaszów. La Liste de Schindler n’est pas seulement réputé pour son scénario, mais également parce qu’il n’est pas manichéen, contrairement à beaucoup de films sur le sujet : Oskar Schindler y est présenté tel qu’il était, un industriel qui cherche à tirer profit de la situation, et non seulement un grand sauveur. Il est classé sixième du classement IMDb, et a remporté 7 Oscars.

 

  • Forrest Gump, Robert Zemeckis, 1994

Tom Hanks et Robert Zemeckis ont collaboré sur de nombreux films, souvent très bons. On pense par exemple à Seul au Monde ou au Pôle Express. Mais Forrest Gump reste aujourd’hui le plus mythique. L’histoire d’un simple d’esprit qui se retrouve acteur principal de l’Histoire américaine entre les années 1950 et 1980 : il donne son fameux déhanché à Elvis, il participe à la Guerre du Vietnam, il participe à la diplomatie du Ping-Pong avec les Chinois, il révèle le Watergate … Récompensé par 6 Oscars, Forrest Gump est sans aucun doute un film qui ne t’échappera pas, avec un Tom Hanks exceptionnel de justesse et de vérité. Il est classé treizième au classement IMDb.

 

  • Le Seigneur des Anneaux, la trilogie, Peter Jackson, 2001 – 2003

La saga qui a révélé Peter Jackson a déjà plus de quinze ans, mais même les effets spéciaux semblent ne pas avoir vieilli. 285 millions de dollars de budget, même pour une trilogie, c’est gigantesque … 3 milliards de recettes c’est encore plus énorme. Les chiffres de cette trilogie son tous très parlant, mais l’un d’un plus marquant est celui-ci : DIX-SEPT OSCARS, sur trente nominations … Si vous aimez les univers médiévaux et fantastiques, si vous n’avez pas peur de devoir retenir des centaines de noms de personnages, le Seigneur des Anneaux est sans aucun doute un incontournable. Le Retour du Roi est classé huitième du classement IMDb, la Communauté de l’Anneau est onzième, les Deux Tours est quinzième.

 

  • Harry Potter, la saga entière, Chris Columbus, Alfons Cuarón, Mike Newell, David Yates, 2001 – 2011

Une autre saga fantastique, un autre phénomène. Harry Potter a marqué toute une génération. D’ailleurs, l’une de ses grandes qualités est d’avoir grandi avec ses fans : les trois premiers films sont tintés de beaucoup d’humour, et sont des films familiaux. Les cinq suivants sont de plus en plus sombres, dédiés à de jeunes adultes, comme le sont les trois personnages principaux. La saga a été nominée 12 fois aux Oscars sans en recevoir aucun, probablement parce qu’on a toujours considéré cette saga comme une adaptation, et non du cinéma en soi, contrairement au Seigneur des Anneaux par exemple. La saga cinématographique a tout de même rapporté 7,5 milliards de dollars en 10 ans, ce qui en fait la saga ayant le plus rapporté (devant Star Wars qui compte 8 films et une série animée, pour l’instant), et rappelons que J.K Rowling est restée longtemps l’écrivaine la plus riche du monde (détrônée par E.L James). Harry Potter, c’est l’incontournable de la génération née dans les années 1990, et Daniel Radcliffe, Ruppert Grint et Emma Watson seront à jamais nos Harrison Ford, Mark Hamill et Carrie Fisher.

 

  • Fight Club, David Fincher, 1999

Un autre trio, trois acteurs cultissimes : Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Carter. Le tout donne un film très controversé à sa sortie, de par les nombreuses interprétations qu’on peut en faire. Aujourd’hui, Fight Club et un film aussi culte que ses acteurs, et a d’ailleurs fait des émules, puisque de nombreux Fight Clubs (illégaux bien-sûr) ont vu le jour aux Etats-Unis. Un très bon film sur l’aseptisation des civilisations développées, sur la monotonie de la vie du salarié banal, sur ce sentiment d’être un pion au milieu de millions d’autres, d’être un être humain jetable et remplaçable. Dixième du classement IMDb.

 

  • Pulp Fiction, Quentin Tarantino, 1994

Chez Open Minded on s’est battu pour le film de Tarantino à placer dans cette liste. On ne dira pas qui, mais quelqu’un s’est donné beaucoup de mal pour qu’on choisisse les Kill Bill, mais avouez-le, Pulp Fiction est encore un cran au-dessus ! Un casting de qualité (John Travolta – avec des cheveux –, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Uma Thurman, pour ne citer qu’eux), un scénario tarantinesque au possible, et une structure narrative en cinq actes très particulière et très réussie, des scènes cultes inoubliables (la danse sur You Never Can Tell, l’overdose d’Uma Thurman qui a marqué tout mon enfance personnellement, la scène dans la voiture avec Marvin …), et la violence explicite exagérée et tellement drôle de Tarantino. J’ajouterai que si vous n’avez jamais vu un seul de ses films, c’est probablement celui par lequel vous devriez commencer. Il a reçu la Palme d’Or de Cannes, et l’Oscar du meilleur scénario original. Il est classé septième du classement IMDb.

 

  • Retour vers le futur, la trilogie, Robert Zemeckis, 1985 – 1990

Une autre saga, et pas n’importe laquelle. Retour vers le futur est à voir et à revoir, à tous les âges. Il plaira autant aux enfants qui le trouveront drôle et original, qu’aux plus âgés qui seront ravis de repérer toutes les références. D’ailleurs, quand on regarde le premier volet, on n’a qu’une envie : voir les suivants, pour repérer toutes les récurrences qui s’entrelacent entre les films. Une trilogie à voir, au moins une fois, et à ne pas se priver de revoir si l’on a aimé, car les détails sont nombreux, et parfois pas simples à repérer. Deux Oscars pour la trilogie et la quarante-cinquième place du classement IMDb pour le premier volet.

 

  • Jurassic Park, Steven Spielberg, 1993

Pour une fois on ne garde qu’un seul épisode d’une saga composée de trois films plus un quatrième épisode un peu bizarre qui garde certains éléments du premier, mais pas tous. TIN TIIIIN TIN TIIIN TINDINDINDINTINTINTIIIIIIIIN TIN TIN TIN TIIIN TIN TIINDINDINDIIIIN TIIIIN TIN. Vous revoyez déjà l’hélicoptère survoler Isla Nublar, sur cette musique magique de John Williams. Plus gros succès du Box-Office à l’époque de sa sortie, treizième de l’Histoire depuis sa réédition en 3D, Jurassic Park est une réussite commerciale (sans compter la tonne de produits dérivés montrés dans le film et qui se vendront comme des petits pains). Au-delà de ce succès, Jurassic Park, sorti en 1993, marque les spectateurs par la qualité de ses effets spéciaux à l’époque, et marquera le début de la vague de films utilisant beaucoup d’images de synthèses pour leurs effets spéciaux. Si les suivants sont évitables, Jurassic Park premier du nom est un incontournable de la filmographie de Steven Spielberg. 3 Oscars plus tard, Jurassic Park est aujourd’hui un des films les plus cultes des années 1990.

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  • Scarface, Brian de Palma, 1983

Un pauvre immigré qui devient millionnaire, le genre d’histoire qui plait toujours. Dans ce remake d’un film de 1932, Al Pacino joue un cubain fuyant le régime de Castro et développant un vaste trafic de drogue en Floride. Scarface, c’est un peu le GTA du cinéma : très mal reçu par la critique au départ, en raison de sa violence et de son langage très grossier, et devenu au fil des ans ultra-culte, érigé au rang d’un des meilleurs films de gangsters jamais réalisé. Aujourd’hui, des répliques et des scènes de Scarface font partie de l’Histoire du cinéma. On pense notamment à la scène de la fusillade finale dans le manoir de Tony Montana, ou encore à la fameuse réplique « Say hello to my little friend … » au début de cette scène, qu’il dit en parlant de son fusil, suivi du classique « I’m Tony Montana ! You fuck with me ? You’re fucking with the best ! ». Passé à la postérité, le costume de Scarface est mythique (Saul Goodman dans l’épisode 12 de la saison 5 de Breaking Bad), des scènes ont été reprises (Taxi 4), ainsi que l’univers du film (GTA : Vice City) … En bref, Tony … The World is Yours.

 

  • The Big Lebowski, les frères Coen, 1998

On était forcé de placer au moins un film des Frères Coen. L’histoire d’un chômeur sans histoire, qui rencontre son homonyme millionnaire, et est embarqué dans ses histoires lorsque la femme de ce dernier est enlevée. Un film au gout pour l’absurde prononcé comme l’aiment les frères Coen, il est représentatif d’une sous-culture entièrement inventée, et personne ne fait mieux cela qu’eux. Devenu culte après sa sortie en vidéo, le film est passé à la postérité : il a popularisé un cocktail (le Russe blanc), un festival nommé le Lebowski Fest est organisé tous les ans dans le Kentucky et à Londres, une fausse religion vénérant le style de vie du personnage a même été créée sur le Web. Le film a même eu droit à sa parodie pornographique !

 

  • Arrête-moi si tu peux, Steven Spielberg, 2002

Et non, pas de Titanic, pas de Gatsby, pas de Loup de Wall Street dans cette liste. Mais comme les Oscars l’année dernière, on s’est dit que ce serait un peu cruel de ne pas citer Leonardo Di Caprio au moins une fois. Arrête-moi si tu peux est une adaptation de l’autobiographie de Franck Abagnale Jr., un escroc qui a arnaqué des compagnies aériennes en se faisant passer pour un pilote, puis s’est fait passer pour un pédiatre et enfin un avocat, tout en contrefaisant des chèques tout au long de ces « carrières ». Si le film est assez loin du livre et donc de la réalité, Arrête-moi si tu peux est un film qui tient en haleine jusqu’à la fin celui qui le visionne, tant on veut savoir comment il va réussir à arnaquer tout son monde. Un Di Caprio très convaincant, une actrice française (Nathalie Baye joue sa mère), un Christopher Walken aussi bon que d’habitude, et que dire de Tom Hanks, qui ne semble pas savoir rater un rôle.

 

  • Le Bon, la Brute et le Truand, Sergio Leone, 1966

Dans Retour vers le futur III, Marty McFly arrive à l’époque du Far-West et dit se nommer… Clint Eastwood. Référence aux nombreux westerns dans lesquels ce dernier a joué, dont The Good, the Bad and the Ugly, le Bon, la Brute et le Truand (traduction un peu approximative, on vous l’accorde). Sergio Leone et Clint Eastwood c’est un peu les Tim Burton et Johnny Depp ou Robert Zemeckis et Tom Hanks du western-spaghetti. Troisième film de la Trilogie du dollar, après Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand reste aujourd’hui l’un des plus grands films de tous les temps, ayant influencé le cinéma et même toute la culture par la suite. Le personnage de Blondin sera élu 43ème meilleur personnage de films de l’Histoire par le magazine Empire, le film sera repris dans de nombreuses parodies ou remakes, et Quentin Tarantino dira qu’il est « le film le mieux dirigé de tous les temps ». Et on ne parlera même pas de la musique de MONSIEUR Ennio Morricone, qui en trois notes d’harmonica vous donne l’impression d’être téléporté au Far-West en plus duel de rue avec Clint Eastwood. Il est neuvième du classement IMDb.

 

  • Menace II Society, les frères Hughes, 1993

Bien avant N.W.A Straight Outta Compton, un film mêlait B.O de gangsta-rap est rues de Los Angeles pour montrer la violence urbaine et le manque de perspective des jeunes noirs aux Etats-Unis dans les années 1990. Un film devenu culte pour son authenticité, qui comme Scarface avait été assez mal reçu par une partie de la critique, en raison de sa violence et son langage. Un film dans lequel auraient dû jouer Tupac et MC-Ren (de N.W.A) si Tupac n’avait pas créé de problèmes sur les liens du tournage. Une ambiance lourde, comme celle qui régnait dans les rues de la Baie des Anges à l’époque, et qui est tellement bien retranscrite dans ce film. Menace II Society est un chef d’œuvre de vérité, une vérité sombre qui vous pose un gun sur la tempe, mais une vérité tout de même. Soulignons quand même que le film a eu le MTV Movie Award du meilleur film devant Jurassic Park et… La liste de Schindler. Quand même.

 

  • Shining, Stanley Kubrick, 1980

Tiré du roman éponyme de Stephen King et réalisé par le grand Stanley Kubrick, ce film ne pouvait déjà être que bon. Quand on sait que le rôle principal est tenu par Jack Nicholson, il n’y a plus de doute : ce film allait être excellent, et ce fut le cas. Classique du cinéma d’horreur, Shining n’est pas gore pour un sou, mais vous ronge psychologiquement. Le spectateur Stephen King a adoré le film, contrairement à l’écrivain, car Kubrick a pris énormément de liberté lors de la réalisation. Shining est devenu culte, avec des scènes et des répliques mythiques comme le fameux « Heeeeere is Johnnyyyyy » ou encore le « Redrum » écrit sur la porte.

 

  • Star Wars, les deux premières trilogies, George Lucas, 1977 – 2005

On termine avec la Saga Star Wars, du premier au sixième épisode (oui, on a eu un peu pitié de la seconde trilogie). Une saga qu’on ne vous fera pas l’offense de présenter, mais qui se devait d’être présente. Star Wars a influencé une génération de réalisateurs et a contribué à démocratiser les effets spéciaux et les images de synthèses au cinéma, et a peut-être rassemblé la plus grande communauté de fans de l’Histoire du cinéma (tout du moins, ils se battent avec les Potterheads), et même si cela ne vous attire pas, on ne peut que vous conseiller d’essayer au moins (dans l’ordre que vous voulez, même si les vrais fans regardent la saga dans l’ordre IV-V-VI ; I-II-III), parce que passer à côté serait vraiment dommage. Star Wars 1 à 6, c’est tout de même 10 Oscars (rien que pour les IV à VI, mais bon…).

 

Voilà, vous avez une liste assez conséquente de films à voir ou revoir, et on vous invite à donner les vôtres dans les commentaires de la publication Facebook, parce qu’on en a sûrement oubliés !

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