Boom! La micro société psychédélique la plus grosse au monde le temps d’un festival

One Week of Peace and Music au Boom Festival

Avez-vous déjà rêvé de vous retrouver dans un espace en dehors du temps? Un espace dans lequel des dizaines de milliers d’individus, venant d’une multitude de pays différents cohabitent et coexistent dans un sentiment de quiétude et dans une ambiance pacifique, colorée, sur un fond sonore à couper le souffle ? Cela existe bel et bien, ce petit coin paradisiaque se trouve dans la zone semi-aride du lac d’Idanha-a-Nova au Portugal mais n’est accessible uniquement que tous les deux ans pour une semaine seulement. Woodstock 1969 promettait : « 3 Days of Peace and Music », le Boom festival a modernisé le concept avec une semaine de musique dans une communauté internationale logée dans une micro-société obéissant à ses propres règles.

Ce petit paradis perdu est créé en 1997, le festival est d’abord spécialisé dans la musique psy-trance puis ayant développé une faune alternative, le festival s’est spécialisé dans la création d’un espace dans lequel les participants peuvent vivre de manière alternative durant une semaine. Le point d’honneur est mis sur le fait que ce festival ne s’appuie sur aucun sponsor commercial, il existe pour générer un lieu ouvert à tous et dans lequel le mode de vie tient de l’utopie. La condition écologique y est un facteur prédominant, ainsi plusieurs initiatives écologiques ont été mené tel : les toilettes sèches qui permettent de fabriquer l’engrais nécessaire aux différentes cultures ainsi qu’à la reforestation du lieu, le traitement écologique de l’eau à base de plantes, le recyclage et la réutilisation des matériaux de construction, la régénération de l’écosystème, le recyclage et le compostage des déchets, l’encouragement au covoiturage et à y venir à vélo pour réduire les émissions de CO2, l’utilisation de bio énergies, …

Nous ne souhaitons pas ruiner la Boomland, ni piller la nature qui s’y trouve. Nous comptons plutôt la traiter comme un espace de connaissance, de création et d’harmonie, un espace de régénération humaine et environnementale.

Ce festival psychédélique compte une belle ribambelle de « styles » vestimentaires, de « genres » de teufeurs, et de tranches d’âge. Il y a des bambins du plus jeunes âge, jusqu’aux vieux hippies essayant de recréer l’utopie des 60’s. Pour l’édition de 2016, qui avait lieu du 11 au 18 août, 33 333 tickets ont été vendu et on dénombre des participants de 154 pays différents.

Le plus important encore a été cette ambiance si friendly, pacifique, positive, pleine d’amour et de compréhension entre des gens du monde entier. Le Boom, c’est cette interaction et cette célébration positive entre les êtres humains, dans un esprit de liberté et de respect mutuel.

Vis-à-vis de la musique, ce sont les plus grandes stars de la psy-trance qui y sont invités, mais pas seulement. L’édition 2014 invitaient entre autres la psy-trance d’Ace Ventura, l’organic-trance de Hilight Tribe, ou encore les ragas d’Anoushka Shankar par exemple. Ainsi les festivaliers peuvent danser autant sur les scènes du Dance Temple, de l’Alchemy Circle, ou du Sacred Fire, et peuvent se relaxer en musique au Chill Out Gardens. Le Kosmicare s’occupe de la prévention des drogues (qui sont, je le rappelle, toutes dépénalisées au Portugal) et de l’accompagnement des bad trip par une équipe de psychanalystes, de psychiatres et de docteurs. Le festival est aussi parsemé de conférences et ateliers, d’expositions artistiques, d’un mini marché, ainsi que de centaines de stands et de vendeurs à la sauvette qui proposent bracelets, tentures indiennes, bijoux faits-mains, …

« Nous sommes heureux d’avoir eu autant de diversité et de qualité dans la musique à vous proposer. Différents concepts et générations d’artistes se sont entrecroisés, nous avons invité certains des musiciens/ DJs / producteurs les plus créatifs de la planète et avons renforcé notre message environnemental. Tous ont contribué à faire de la Boomland un exemple de conscience sociale, artistique, environnementale et humaine. »

« Je me rappelle, à notre retour du Boom Festival 2014 dans la ville de Lisbonne, tous les hôtels et toutes les auberges étaient complètes. Nous croisions dans les rues de la capitale portugaise des dizaines et des dizaines de babosses, freaks, hippies, teufeurs, provenant des quatre coins du globe et tous clamant à l’unisson « we are boom! we are boom! we are boom! ».

En attendant 2018, tu peux t’enrichir de leur sélection musical sur la web radio du site du Boom Festival.

Michel-Angelo