Dans l’intimité du « troisième sexe » bangladais

Les clichés crus d’une communauté marginalisée

Au Bangladesh, les hijras (personnes dont l’identité sexuelle n’est ni féminine ni masculine en indien) sont forcés à vivre ensemble en communauté séculaire. Le photographe italien Raffaele Petralla capture des moments de leur vie.

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Initialement parti au Bangladesh pour raconter l’histoire des ouvriers travaillant dans des usines de briques, Raffaele y fait une toute autre rencontre hasardeuse. Fasciné par la vie des hijras, il décide de retourner au Bangladesh un an plus tard. Une série de portraits intimistes s’ensuivent, montrant une communauté marginalisée. En 2013, le gouvernement bangladais a reconnu les hijras comme le « troisième sexe ». Certains droits leur ont été reconnus, comme l’éducation, la santé ou le logement. Mais leur nouveau statut ne change en rien la vision de leurs compatriotes. Au Bangladesh, l’homosexualité est un crime punissable de peine d’emprisonnement, parfois à perpétuité. Pointés du doigts, les hijras doivent vivre dans une discrimination et une violence permanente.

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Le gouvernement dénombre près de 10 000 hijras dans le pays, mais la réalité est bien plus grande. Jeunes homosexuels, transgenres et travestis vivent ensemble en communauté. Certains ont fugué à l’adolescence et se sont retrouvés à la rue du jour au lendemain. Ces groupes séculaires recréent d’une certaine manière le cocon familial. Il existe une hiérarchie où le « gourou » est tantôt séparé de la société, tantôt associé à une influence semi-sacrée, découlant d’une ancienne tradition indienne. Les hijras bénissent ainsi les nouveaux-nés à travers un rituel de purification.

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