Pendant 200 ans, la Chine a fait face au fléau de l’opium, entre guerres et dépendance.

Déjà 3 000 ans avant Jésus-Christ, l’opium était régulièrement consommé par les Sumériens, populaire pour ses effets sédatifs. Il est importé en Inde au 9° siècle par les Arabes et les Perses, et son commerce provoque alors pas mal de bordel… auprès des consommateurs mais aussi des relations internationales. Plus particulièrement en Chine, entre 1700 et 1900.

L’opium est un psychotrope obtenu à partir du latex du pavot somnifère, une jolie fleu-fleur rouge. C’est en faisant de petites incisions sur la peau de la plante qui a perdu ses pétales qu’on obtient une sorte de sève ou de jus blanc. Celui-ci est ensuite séché, et donne une résine : c’est l’opium à l’état brut.

En 1900, 40% de la population chinoise consomme de l’opium de manière régulière.
Réputé pour sa propriété analgésique, l’opium soulage la douleur, traite les maladie, les épidémies, et détend (quand même). Dommage (ou pas) qu’il soit composé de 10 à 16% de morphine… Compliqué de s’en sevrer, donc! La plupart du temps, l’opium est fumé à l’aide d’une longue pipe; bien qu’il puisse aussi être avalé, mélangé à un liquide (du type alcool, ça passe bien), ou mélangé à du cannabis et du tabac.

Le bon combo cannabis + opium + tabac a le magistral nom de « Impérial » et offre à ses consommateurs une sensation semblable à l’héroïne. La morphine, la codéine, et la thébaine sont des substances dérivées de l’opium, que l’on retrouve dans de nombreuses compositions médicamenteuses.

Entre 1700 et 1900, le pays du soleil levant a vécu de très sombres années rythmées par les bouffées d’opium expirées.
La consommation est clairement abusive, l’opium touchant toutes les classes sociales confondues : au 15° siècle, l’opium était réservé aux plus riches de la cour impériale de Chine car sujet à une réputation aphrodisiaque. Fumer ou croquer de la résine de plante permettrait de retarder la jouissance, prolongerait la vitalité amoureuse jusqu’à un âge très avancé, « nourrirait » le cerveau, et épargnerait des maladies. L’opium est à cette période une drogue prestigieuse qui ouvre les portes de « l’art alchimique du sexe et des courtisans ».

En 1729, l’empereur de Chine interdit les importations suite aux ravages d’une surconsommation généralisée. Manque de bol, ça ne fonctionne pas vraiment: les gens en consomment quand même, et le trafic de l’Inde vers la Chine pousse les marchands chinois, anglais, malais et américains à soudoyer des fonctionnaires pour faire passer plusieurs tonnes de came.
Et oui, la drogue rapporte du fric ! Une première guerre de l’opium éclate en Chine entre 1839 et 1842, qui aboutit à l’obtention par les Britanniques du port de Hong Kong; le trafic est maintenant bien plus simple. La seconde guerre de l’opium s’étalant de 1856 à 1860 se termine quant à elle sur la légalisation de l’opium en Chine : la production, la vente et la consommation sont autorisés.
Mais la Chine n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs : au 20° siècle, les Japonais se servent du bordel des drogues en Chine pour l’« intoxiquer » petit à petit à base de cocaïne, héroïne, morphine et opium. Sympathiques, les petits coco ! C’est lors de la prise du pouvoir par Mao que la consommation d’opium commencera à fortement baisser.
En 2009, l’Office des Nations Unis contre la Drogue et le Crime estime la surface totale des plantations mondiales de pavot somnifère à 181 000 hectares, soit 7 754 tonnes d’opium et 657 tonnes d’héroïne.
La Canada propose aussi des médicaments composés à partir des mêmes substances que celles présentes dans l’opium, et autorise la vente sur ordonnance d’opium. La vente légale de médicaments composés de substances illicites et illégales au Canada, on en parle ?
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Pour en savoir un peu plus sur l’opium
Rapport de l’Office des Nations Unis contre la Drogue et le Crime
Les origines des guerres de l’opium en Chine
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Allez, bisous.

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