Porn Bombing, Revenge Porn et harcèlement, vive Internet !

Le cyber-harcèlement a pour principal terrain de jeu Facebook.

9% des collégiens déclarent avoir subi une insulte via SMS ou Internet; ça peut sembler peu. Mais faut-il rappeler que ces quelques pourcentages comptent un nombre croissant de jeunes traumatisés à vie, ou même décédés ?
Le cyber-harcèlement se décline à l’infini : revenge porn, virus sur Facebook, harcèlement et porn bombing ont cependant un point commun. L’acharnement gratuit sur une personne via les réseaux sociaux et les interfaces numériques. 

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Internet fait partie de notre vie, et y est même carrément indispensable. Un resto ? Google. Une question débile ? Google. Un trajet en bus ? Application de transport. Un message ? Messenger.
C’est clair que trouver les réponses à toutes nos questions en seulement quelques secondes est un luxe que nos ancêtres n’ont pas connu ! Mais ils ont aussi évité pas mal d’embrouilles. Car, qui dit accessibilité dit ouvert à tout et n’importe quoi, et surtout aux plus grand tarés.
Pour commencer soft, on peut parler des virus sur Facebook. Depuis quelques semaines, tu risques de recevoir un message dans lequel se trouve un lien, envoyé par un de tes contacts. Une fois le clic fatal effectué, tu es redirigé vers un site semblable à Youtube où la prochaine étape consiste à télécharger une extension de Google Chrome. Prudence, car la télécharger signifie te faire hacker ton mot de passe Facebook, et autres identifiants. Genre, codes de banque, Paypal, Hotmail, etc. Pas cool, quoi. Voilà un petit lien qui fait du bien pour éviter cela !

Ce qui nous amène un cran au dessus dans la spirale du cyber-harcèlement.

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Récupérer l’identifiant et le mot de passe d’un utilisateur permet à la personne derrière son écran d’accéder à un certain nombre d’informations, et peut alors faire ce qu’il désire. De nombreuses jeunes filles sont régulièrement victimes de harcèlement sur Facebook et plus précisément de Porn Bombing, comme par exemple Laetitia. Âgée de 17 ans et vivant dans le Sud-Ouest de la France, elle remarque une activité inhabituelle sur son compte privé : des vidéos et photos à caractère pornographique sont publiées sur les murs de ses amis. Incompréhension totale. Après avoir portée plainte, le harcèlement continue et s’amplifie, jusqu’au jour où elle craque et avale une grosse poignée de médicaments. Avec un peu de vin rouge, ça fait un bon cocktail mortel auquel heureusement, elle ne succombe pas… En 2013, un cyber-gendarme parvient à trouver la personne derrière tout cela, obtient ses aveux, et traîne ce dernier devant la justice. Condamné en Correctionnelle à huit mois de prison avec sursis, l’obligation de se faire soigner, et 5000€ à la jeune fille en réparation du préjudice moral.
D’autres jeunes filles sont victimes de Porn Bombing, comme aussi Sue Moorcroft. Contactée par un jeune homme qui semble plutôt sympathique, Sue discute très simplement avec lui sur Facebook. Le harcèlement commence…Il n’arrête pas de la contacter, lui pose des questions de plus en plus déplacées. La jeune fille qui a préféré fuir coupe aussitôt sa messagerie, tombe à son grand malheur le lendemain matin sur une dizaine de vidéos porno’ qu’elle aurait publiées sur le mur de ses contacts. Cependant, elle n’y est pour rien du tout. Victime d’un hacking, et de porn bombing, Sue est impuissante et ne peut rien faire à part bloquer les contenus et les signaler à Facebook. En espérant que sa vie ne soit pas gâchée…

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Mais, tu sais qu’il y a encore plus grave. Le revenge porn.
Cette pratique consiste à se venger de quelqu’un pour une raison quelconque (et en général, assez futile) en diffusant de manière virale des photographies et/ou vidéos dégradantes d’une autre personne. Avec pour seul but : ruiner la réputation de son ennemi, démolir sa vie et lui faire regretter ses actes.
De plus en plus courant, le revenge porn semble s’inspirer des sextapes diffusées sur le web et utiles pour demander de l’argent aux stars. Mais de là à estimer qu’une personne mérite d’être humiliée et salie à ce point, il y a certainement une limite à ne pas dépasser.
Pour rappel, en mai 2016, Juliette âgée de 16 ans, s’est jetée sous un train suite à la propagation de photos d’elle dénudée. Prises par un garçon avec qui elle avait couché 2 ans auparavant, ces images ont été diffusées simplement pour blesser. C’est gagné.