5000 années en arrière, la Chine brassait déjà la bière

biere

La recette retrouvée d’une bière chinoise de 5000 ans va dépiter les Allemands, champions des mousses

 

Quel pays fabrique la meilleure bière ? Ou trouve t’on la bière la moins chère ? Ce sont généralement les deux principales questions qui reviennent lorsque dans une conversation on évoque le palmarès de la boisson houblonnée. Mais, pourquoi personne ne se demande d’ou elle vient ?

 

biere

 

Rares sont ceux qui se posent la question de l’origine de la bière. Difficile de dater l’arrivée de ce breuvage sur terre, d’autant plus que les premières bières ont du voir le jour par accident. Après quelques recherches sur internet, la toile nous apprend sa naissance « en basse Mésopotamie, (la partie Sud de l’Irak aujourdui) […] il y a plus de 5.000 ans. » Seulement, des chercheurs de l’université de Stanford aux États-Unis et de l’institut de recherche en industrie chimique de Hangzhou en Chine, ont découvert tout récemment des traces d’orge sur des anciennes poteries chinoises.

 

biere

 

Avant son arrivée en Europe occidentale, la Chine avait donc déjà développé une technique pour brasser la mixture magique. Le pays utilisait des larmes-de-Job ( une plante d’Asie du Sud-Est) dans la constitution de son mélange. La boisson avait alors un « goût aigre-doux » causé par les « céréales fermentées et le goût sucré des tubercules », selon Jiajing Wang, de l’université de Stanford.

À LIRE :   Mes potes et moi, une grande histoire ... de taxe

 

biere

 

En Chine, il existe actuellement quatre grandes familles de bières : Tsingtao, Harbin, Snow et Yanjing. Introduite par les européens, et plus particulièrement les allemands, elle est brassée avec du riz ou du maïs. Même si la consommation de bière en Asie est inférieure à 20 litres par personne et par an, bien loin derrière l’Europe et les États-Unis, on retrouve en l’occurrence sur le territoire le plus grand marché de la bière au monde ! Les brasseurs asiatiques brassent plus que les européens : 32,4 % de la production mondiale contre 30,5 % en Europe (source Kirin Holdings 2010). Les chiffres font mousser !