Crime, arnaque et crowdfunding

Campagne de crowdfunding, tout dans les poches

Si vous n’aviez pas entendu parler du casque connecté Skully AR-1 en 2013, certains auront un peu trop prononcé son nom. Histoire banale d’un motard, victime d’un accident car il avait quitté la route des yeux pour déchiffrer un panneau de signalisation. Il pense alors qu’il serait intéressant de visualiser les informations utiles au conducteur directement sur la visière du casque, et imagine alors un casque de moto connecté, sur le même principe que les Google Glass.
Lui vient alors l’idée de lancer une campagne de crowdfunding sur Indiegogo avec l’espoir de réunir 250 000 dollars. L’objectif est atteint et même plus : la start-up réunnie près de 2,5 millions sur Indiegogo, et d’autres investisseurs viennent porter cette somme à 14 millions de dollars.  Visiblement utilisé trop vite, l’argent n’aurait pas servi à cette campagne, où les dirigeants auraient annoncés qu’ils ne commercialiseraient pas le casque … Oops.

À LIRE :   Le street art en Iran est un crime
skully

Une ancienne employée de la start-up, Isabelle Faithhaueur, a décidé de porter plainte contre les fondateurs de Skully et les accuse de pas mal de choses :

  • Les courses alimentaires et tous les repas au restaurant
  • La location de plusieurs appartements et l’équipement de ces derniers
  • Les déplacements personnels en avion (et parfois sur des coups de tête)
  • L’achat de voiture de luxe
  • Tous les achats high-tech, de l’iPhone à la GoPro en passant par la TV
  • L’achat de deux motos personnelles, achetées et assurées par l’entreprise
  • Un tour du monde, dont certaines dépenses ont été prises en charge par Skully (location de limousines, dépenses dans des strip-teases, achat d’œuvres d’art…) ….

Interrogés, ils ont simplement indiqué à The Next Web qu’ils travaillaient « dans un contexte complexe, liée à la forte croissance d’une start-up ». À cause de tout cela, les personnes ayant investi dans Skully ont perdu leur argent, et 50 personnes ont été licenciées.