Le « fast fashion » défie toute concurrence

hm fast fashion

De nombreuses marques coulent à cause du «fast fashion»

Vous connaissiez déjà le fast-food. Et bien le fast-fashion, c’est un peu la même chose : produire et diffuser dans des temps records des collections sans cesse renouvelées. Avant, c’était la rareté chère, désormais, c’est la nouveauté perpétuelle.
A cause en partie de cette nouvelle pratique, de grandes marques de textile ont récemment fait faillite, quand d’autres plus « abordables » voient leurs bénéfices exploser.

Quiksilver le 9 septembre, American Apparel le 5 octobre. En moins d’un mois, deux géants du textile ont été contraints de se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites. GAP a également annoncé cet été la fermeture d’un quart de ses points de vente aux Etats-Unis, soit 175 magasins. Et même la marque Abercrombie & Fitch, qui s’était construit une certaine image, a vu sa valeur boursière divisée par trois depuis 2011.

textile fast fashion

Mais l’arrivée du « fast fashion » n’est pas la seule responsable. En effet, Quiksilver n’a jamais su redorer son image et est en quelque sorte resté bloqué dans son temps. Chez Abercrombie & Fitch, c’est la même chose, mais différemment. Le patron du géant américain avait déclaré ne vouloir habiller que «des personnes minces et belles» #malaise. Et avec l’éclosion de nouveaux géants sur le marché, notamment l’espagnol Inditex, propriétaire de Zara ou de Massimo Duti, cela n’a vraiment pas aidé les marques d’antan.

À LIRE :   Londres rend hommage au photographe de mode Guy Bourdin

Uniqlo, Primark, Monki, autant de nouvelles enseignes qui ont conquis le monde du « fast fashion ». Chacune ayant son « terrain de jeu », entre basiques à prix faibles chez Uniqlo, prix imbattables sur tous les vêtements pour Primark, ou encore des vêtements inspirés des catwalks ou des streetstyles chez Monki.

fast fashion

Certaines marques ont bien compris cette évolution. Chez Zara ou encore Primark, le renouvellement se fait deux fois par semaine. L’enjeu de ce « trafic » est de générer de l’achat quotidien, de l’intérêt pour la marque en faisant comprendre au client que, s’ils n’achètent pas le produit tout de suite, ils ne le retrouveront pas la semaine suivante.

Publicités