Report : Le feu de Dâm-Funk à la Bellevilloise

dam funk

Le weekend dernier, le live de Dâm-Funk a enflammé la Bellevilloise

Ce samedi 24 octobre, nous avons assisté au show du producteur, chanteur et musicien américain Dâm-Funk dans la salle parisienne de la Bellevilloise. A l’occasion de son cinquième passage dans le cadre des soirées Free Your Funk, le headliner a livré un concert bouillant et généreux, accompagné au line-up par les intervalles groovy de Soulist et un DJ set des anglais de Jungle (qu’on loupera).

En ce samedi soir d’octobre, la nuit est déjà tombée depuis plusieurs heures, et c’est dans la pénombre chaleureuse des sous-sols de la Bellevilloise que l’on s’enfonce. La soirée a déjà débuté depuis une petite heure. Dans la salle, une poignée de danseurs de funk solitaires se défoule sur le classique « She Can’t Love You », tandis que des cercles de potes se forment et ondulent au gré du tempo langoureux des pépites funk et disco que distille joyeusement Soulist. La salle est pleine et s’émoustille lorsqu’à minuit le Californien signé sur Stones Throw Records traverse la scène pour se réfugier dans les backstages. Soulist accélère le rythme et termine son set sur un track à l’accent future beats.

Dans la foule, les nostalgiques des 80s se mélangent aux fans de funk entre 25 et 30 piges. Une lumière rougeoyante éclaire l’espace. Le bassiste et claviériste Keith Eaddy fait son entrée, aux côtés du batteur Reggie « Regg » Johnson. Une voix robotique se met à résonner dans la salle, ponctuée par des touches de synthé et des tintements de percussions. Le producteur, musicien, et chanteur réapparait, pour de bon cette fois, vêtu d’un blouson soyeux rouge totalement 80s, cachant ses yeux derrière des lunettes de soleil orangées à la Stevie Wonder.

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Le trio jouera essentiellement des morceaux du dernier LP de Dâm Funk, Invite The Light, sorti le 4 septembre dernier sur le label de Peanut Butter Wolf, à commencer par « Junie’s transmission », suivi de « We continue » ou encore de « Somewhere, Someday ». Dans la tracklist du show, seront également semés quelques sons plus anciens, comme le hit « Hood Pass Intact ».

Le chanteur enchainera à merveille sessions de keytar et de synthé galactique, bercées par sa voix claire et puissante métamorphosée ça et là au vocodeur. Le show se terminera par un délire au beau milieu de la foule sur le morceau « OBE », durant lequel l’artiste se laissera encercler, armé de sa keytar, par un public complètement fou, pour retourner ensuite sur scène prendre possession de la batterie, sous les yeux d’un Reggie Johnson impassible. En somme, le trio aura réalisé une performance d’une belle heure et demie empreinte de good vibes, honorant avec passion la G-funk. Légendaire.