Interview du tatoueur Qkila

tatoueur

Dotwork et aquarelle chez le tatoueur Qkila

Quentin Aquila, alias Qkila, est un jeune tatoueur de 25 ans qui possède une réelle technique de tatouage et d’un style bien à lui. Né en Guyane, cela fait désormais 16 ans qu’il vit dans une petite ville du sud de la France, à Nîmes exactement. Interview d’un amoureux du tatouage, et des cornichons.

En tant que « jeune » tatoueur, on aimerait connaître ton parcours, comment tout s’est orchestré.

Alors, tout a commencé en 2006 par le graffiti, j’ai fait pas mal d’expos, également donné des cours de graff dans des foyers et de la déco’ de chambre. Par la suite, je me suis tourné vers la création typographique en réalisant 71 polices en (seulement) 2 ans. Les polices sont visibles et téléchargeables gratuitement sur dafont.com. Il y a 4 ans, je commençais mes 1 er essais au tattoo, un ami voulait avoir le bras intégralement tatoué en noir, il m’a payé une machine et j’ai ainsi pu m’entrainer à faire des lignes, ombrages, etc sur son bras. Je l’ai bien entendu recouvert en noir tel qu’il le souhaitait. Et il y a tout juste 1 an, j’ai rencontré Albert un gars qui tattoo depuis une quinzaine d’années qui m’a pris sous son aile pour me former, me donner des conseils sur les techniques etc. Aujourd’hui, je pique tous les jours, je peux dire qu’en 1 an tout est allé très vite mais il me reste encore beaucoup d’encre à faire couler pour gagner en expérience !

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aquarelle tatoo

Ton travail est original et élaboré, quelles sont tes techniques, comment travailles-tu ?

Je travaille uniquement le « Dot Work » (pointillisme). Ce sont le rendu, la texture, et la profondeur que cela donne qui m’attirent le plus dans cette technique malgré le fait que ce soit un travail très long à réaliser, deux à trois fois plus long selon le détail qu’un tatouage réalisé en noir et gris. Je réalise mes pièces à l’aide d’aiguilles très fines ce qui me permet d’avoir un rendu bien lisse et fluide avec le Dot. Je ne prends jamais plus de deux clients par jour, pour travailler dans de bonnes conditions sans être pressé par le temps. Cela me permet également de prendre le temps d’échanger avec la personne qui tout de même me laisse marquer sa peau à vie, en toute confiance.
Et quand cela me chante, je réalise également des tatouages « effet aquarelle », en couleur cette fois.

Qkila

Des projets à nous dévoiler ?

Je vais pas mal voyager tout en travaillant en salon, en prévision Paris en octobre, Rouen en novembre puis par la suite la Grèce et le Portugal. Je vais également travailler dans le salon du fameux Albert (Hasta Siempre tattoo shop) qui ouvre bientôt ses portes sur Montpellier, et d’ici 1 an ouvrir mon propre salon privé spécialisé dans le Dotwork sur Nîmes.

Qkila l’a bien compris, pour persévérer, il faut avoir sa propre identité.

Qkila

 

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