Dans le monde psyché d’Enter the Void

Film Enter the Void

Entre drogues, meurtre et sexe, bienvenue dans l’univers impitoyable d’Enter the Void

Vous connaissez sans doute Irréversible, Seul contre tous, ou encore Love le dernier film de Gaspar Noé qui a fait polémique au festival de Cannes, mais avez-vous déjà vu Enter the Void, sans doute LE meilleur film du réalisateur argentin ?

Enter the Void, c’est le genre de film qui vous scotche rien qu’avec ses premières scènes, qui vous transporte dans un univers psychédélique, vous avez l’impression d’en être vous même l’acteur (l’aspect que Gaspar Noé a voulu rendre en plaçant la caméra à la place de son sujet) et là vous vous dîtes « putain mais c’est quoi ce film ? ».
Tout le film se déroule pratiquement en caméra subjective, lorsque l’esprit d’Alex vague au dessus de la ville de Tokyo, comme une entité qui refuserait de quitter un monde qui n’est plus le sien. Pour rendre la chose encore plus psychédélique, le film est également tourné en caméra objective, on n’aperçoit presque jamais la tête de l’acteur principal (Oscar), sauf dans le miroir, encore un signe caché que le réalisateur a voulu faire passer et qu’il est préférable de le découvrir par vous même. On ne vous expliquera pas pourquoi, ce film est un véritable chef d’œuvre, à voir et à revoir. 

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Un film qui a de la gueule, une idée qui est venue à Gaspar Noé grâce à des livres, notamment La Vie après la mort de Raymond Moody, ou encore La Dame du Lac de Robert Montgomery qu’il a découvert sous champignons hallucinogènes, et qui est un film entièrement en vision subjective.   » Je me suis dit que filmer à travers les yeux d’un personnage était le plus bel artifice cinématographique qui soit et que le jour où je ferais un film sur l’au-delà, ce serait en vision subjective.  Je l’ai écrit pendant près de quinze ans et je ne sais plus par combien de versions je suis passé. »

Dès le départ, le personnage principal devait être une personne normale, comme vous et moi. Ni peureux, ni vraiment courageux et un peu porté sur le cul, comme la majorité des gens. C’est d’ailleurs ce qui lui vaudra sa mort, mais ça, on vous laisse le voir par vous même. Une sœur fragile (Linda), dictée par des hommes manipulateurs, l’entraînant vers les bas-fonds de Tokyo, poussée par la drogue et la prostitution, tourmentée par la mort de son frère qu’elle ne pardonnera jamais à la personne qui a causé sa perte. Et enfin, Alex, l’ami d’Oscar, qui deviendra ensuite l’amant puis le compagnon de Linda, artiste perdu et tombé dans la drogue. Des personnages avec du vécu, seuls, et entraînés dans la boucle infernale du désespoir.

 

drogue scène Enter the void