Un autre regard sur les favelas avec Alexis Pazoumian

Alexis Pazoumian

Alexis Pazoumian nous propose de regarder autrement les favelas

Dans notre représentation à tous, les favelas sont un bidonville où l’insécurité règne. Cette idée reçue est vivement cultivée par les œuvres cinématographiques telles que La cité de Dieu, La cité des Hommes ou plus récemment Favelas. A travers un reportage d’une quinzaine de minutes et une série de photos, portant le nom de Favelado, Alexis Pazoumian cherche à nous faire regarder autrement ce quartier de Rio de Janeiro.

Ce court reportage a été réalisé dans 5 favelas du sud de Rio de Janeiro : Vidigal, Rocinha, Chapeu Mangueira, Cantagalo et la Cité de Dieu. On y apprend que ceux qui y habitent sont plutôt mitigés sur l’occupation de l’UPP (l’unité de police pacificatrice) et des autres forces spéciales du nom de CHOQUE (police militaire de l’Etat de Rio de Janeiro) et de la BOPE (Bataillon d’opération de Police spéciale), qui ont déjà pacifié 19 favelas sur 968.

Alexis Pazoumian

Selon leurs termes ils « nettoient » ces quartiers en perquisitionnant les armes, la drogue et en arrêtant les trafiquants, leur présence est appliquée depuis la coupe du monde de football de 2014 et ce jusqu’aux jeux olympiques de 2016.

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Alexis Pazoumian veut mettre en avant que les favelas sont « comme un village, avec ses commerces, ses écoles et ses églises » et que malgré nos idées reçues, il y aurait en fait un contraste entre les habitants. Certains sont effectivement très pauvres, mais d’autres sont bien plus aisés, « bien que l’extérieur de leurs maisons puisse paraître totalement délabré ».

Alexis Pazoumian

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Les photos montrent les habitants dans leur environnement, avec leur famille, afin de bien faire ressortir le fait que « La plupart des gens y sont heureux et souhaitent y rester.»

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Sur la présence policière, il y a quelques témoignages d’habitants assez mitigés, certains déplorent qu’ils « vont faire leurs lois jusqu’en 2016 », que tout cela est comme du maquillage, « ils veulent juste montrer un nouveau Brésil ». D’autres expliquent qu’avant leur arrivée, ils ne sortaient pas au-delà de minuit. Un beau reportage et une série de photos qui vous permettra de faire votre propre avis sur la question…