Copscore : le réseau social pour noter les flics.

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Ils nous (re)font le coup du gentil flic / mauvais flic ?

Les Etats-Unis n’en finiront jamais de nous surprendre. Avec l’actualité morose de ce début d’année, les Américains ont – encore – peur et s’inquiètent quant à leur sécurité dans les rues de leurs villes…mais pas que.

La majorité des américains sont surtout concernés par le manque de responsabilité – et de bon sens- de leurs autorités policières, censées protéger leurs rues/ leurs villes/ leurs états. L’affaire Ferguson – un policier blanc tire sur un homme noir  sans armes et sans défenses-  a commencé à attiser le feu, puis d’autres faits divers dans la même veine ont eu lieu un peu partout aux USA : la population n’a plus confiance en ces officiers de police… et on les comprend.
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De cette triste actualité, Arion Hardison a imaginé un nouveau réseau social, baptisé Copscore qui permet aux américains de noter les officiers de police à qui ils ont affaire. Bien sûr, le gros problème de ce nouveau site réside dans la capacité des utilisateurs à juger les officiers en toute impartialité : qui a réellement envie de « bien » noter un flic de nos jours alors qu’il pourrait le démonter en un clic à la vue de tous – et anonymement ?

Pour remédier à la mauvaise foi ambiante qui règne aux Etats-Unis – et ailleurs – en ces temps sombres et pour que les utilisateurs ne transforment pas sa nouvelle plateforme en un mouvement anti-flics, le fondateur de Copscore a pensé à tout. Pour pouvoir noter un officier de police, les utilisateurs doivent impérativement connaître son nom, son titre, son département et/ou son numéro de badge – chose peu aisée si l’on vient sur le site par plaisir de casser du flic, on le conçoit.

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Une fois que vous avez  » ajouter » l’agent de police sur Copscore, il vous suffit de le noter avec le système des étoiles. Un exemple ? L’officier Grant Morrison  a reçu trois étoiles sur cinq sur le site : il a tué un homme non armé il y a neuf mois. Bon.

Pour le moment, en version bêta et seulement aux Etats- Unis, Arion Hardison compte bien faire de son site une source fiable concernant la bonne conduite -ou non- des policiers de son pays.

En France, on parie qu’un tel site ferait un tabac en ce mois de janvier 2015 placé sous le signe de la terreur et de la multiplication des flics à chaque coin de rue.

Reste à savoir si lapider des flics virtuellement ne deviendrait pas une passion beaucoup trop inquiétante.