J’irai dormir à Charleville-Mezières – Eco Festival Cabaret Vert

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Festival Cabaret vert : musique & bonne ambiance

Il y a une semaine, le Festival Cabaret Vert m’était totalement inconnu. Probablement parce que ce n’est pas le genre de prog’ qui attire mon œil – et surtout mes oreilles – mais on a décidé d’aller y faire un tour histoire de voir ce que ça donnait. Dix années que ça dure, il y a forcément une raison.

Pour vous faire oublier cette intro qui laisse à désirer, une légère description du festival semble être de mise et vous permettra peut-être d’y mettre les pieds l’an prochain. Il y a donc 10 ans, le Cabaret Vert s’installait en plein centre ville de Charleville, dans le square Bayard, considéré comme le « poumons de la ville ». Eco-responsable, le festival se fournit avec les produits de sa région (et des alentours) et pour le coup, ça change des traditionnels kebab/sandwich/Kro&Heineken.
Fraîchement récompensé du prix « A Greener Festival » en 2013, le Cabaret Vert s’impose désormais comme l’un des événements internationaux majeurs en matière d’environnement et de développement durable et dès sa première édition, le festival ardennais s’est inscrit dans une logique d’économie sociale et solidaire.
Pour ce qui est de la prog’, elle ne m’emballait pas mais d’un point de vue général, on ne peut vraiment pas dire que les mecs n’ont pas ramené du beau monde :  M, Die Antwoord, Joey Bada$$, Placebo (je l’avais complètement effacé de mon environnement musical celui-la), Metronomy, Flume ou encore The Prodigy… Il y avait de quoi se mettre sous la dent mais je n’ai pas forcément réussi à être rassasiée.

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Jeudi 21 août, il est 15h30, direction Charleville-Mezières. De nature sociable mais dotée d’une tête de blasée, les gens ont souvent tendance à croire que je fais la gueule, c’est donc dans cette optique que je me suis dis que j’irai au Cabaret vert seule (en vérité, j’ai pas eu le choix) et que je passerai ces 2 jours seule au milieu de cette foule. C’est un peu mélodramatique dis comme ça mais c’est bien ce qu’il s’est passé (ou presque).
Après 2h de transport, c’est en totale touriste que je débarque avec mon sac à dos, ma tente verte Quechua et mon duvet. Pas de matelas, pas d’oreiller, je suis une meuf roots. J’ai vite regretté cette excès de confiance en ma rootsitude.
Originaire de la Province, je ne suis pas trop dépaysée sauf peut-être par les devantures de magasins qui, je crois, n’ont pas changé depuis les années 90, mais ceci est une autre histoire.
L’accès au site étant plutôt bien foutu et la marche beaucoup moins longue et harassante que celle du Dour Festival, c’est sans difficulté – et sans avoir perdu 5 litres de sueurs – que j’arrive à destination.
Le camping est déjà bien rempli mais par chance, je réussi à trouver une petite place pas trop loin des chiottes (primordial) et pas très loin du site, en quelques minutes, je suis installée.
Tandis que les groupes commencent déjà à préparer leur état d’ébriété, rigolent, gueulent « APEROOOO » en unissons dans tous le camping, je me dirige vers le site – avec un petit arrêt à l’épicerie du camping – où les festivités ont réellement lieu.

Metronomy ouvre le bal, et étonnamment, il n’y a pas encore foule. Le groupe anglais assure la performance mais c’est un peu déçue par une prestation un peu trop attendue et d’une platitude déconcertante que je me dirige vers la scène « Les illuminations » où le groupe américain de rock/métal Red Fang  se produit. Des mecs à bebar bien énervés, une voix qui pousse aux mouvements de tête, c’est avec ce son qui me rappelle ma folle jeunesse que j’attends patiemment l’échange de mes quelques deniers restant pour la fameuse monnaie du festival : les bayards (bien plus original que les « Token »).

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Plus habituée à la musique techno, je prends un certain plaisir à me mêler à cette foule des plus éclectique oscillant entre les gamins de 18 piges déguisés, les ZAZ trentenaires ou encore les darons trop bien habillés pour un festival. Le Cabaret vert est un véritable mélange des âges et des genres, plutôt cool à contempler.

Vers 21h, se frayer un chemin commence à être difficile. La scène principale « Zanzibar » est prise d’assaut par les festivaliers, M va commencer. Je ne l’avais jamais vu en concert, pas vraiment fan du type, je peux dire que j’ai été agréablement surprise par sa prestation (bon ok, j’ai pas assisté à tout) : le mec se donne à fond, communique avec son public et ne fait pas son radin question prestation. Les festivaliers reprennent en cœur les titres ultra connus du chanteur et se mélange encore une fois les gosses et les moins jeunes, ça me rappelle un peu la fête du village version gigantesque.
J’erre au milieu des gens et des stands alternatifs où bonne bouffe et bonne bière se disent bonjour. Une certitude au Cabaret Vert, c’est pas la bas que tu risques de crever la dalle, surtout que les prix ne sont pas trop excessif comparé à certains festivals.

En attendant Joey Bada$$, Die Antwoord et Flume qui passaient entre minuit et 2h du mat’, je décide d’aller faire un tour vers la scène « Temps des Cerises » (non, pas la marque de tes jeans du collège) où le collectif Raspect Crew avait convié toute sa bande de poto. Reggae, Dub et Dancehall, mélangé à une odeur d’herbe fraîchement roulée, j’ai pu me poser quelques temps, bière à la main en mode observatrice.

Bref, pour résumer, j’ai vagabondé entre les plusieurs scènes jusqu’à 23h30 et c’est à ce moment où le coup de barre fatale est apparu. Shame on me, j’ai loupé tous les gros noms de la nuit… C’est quand même assez con d’être à un festival et aller se coucher avant minuit, c’est aussi ce que je me suis dis quand je me suis retrouvée dans ma tente, sans matelas avec un duvet qui ne fermait pas. Je vous passe les détails du froids, et de mon non-sommeil.

Levée avant 8h, chose étrange, je me retrouve mêlée à ceux qui ne sont pas encore couchés et encore bien alcoolisés « APEROOOO » mais avec la sacrée tête dans le cul que j’ai, je passe inaperçu, je peux presque faire croire que moi aussi j’suis bourrée. Petit tour dans la ville à la recherche de bouffe et aussi pour faire passer le temps avant l’ouverture du site à 14h. J’ai vite fait le tour et retourne tranquillement dans mon antre verte.
Je vais arrêter l’histoire plus que non passionnante de mes 2 jours sur place et vous résumer le tout en quelques lignes.

Outre le fait que je n’ai pas du tout réussi à adhérer à l’esprit du Cabaret Vert et que la programmation ne me faisait pas rêver, ce festival sent la bonne ambiance et la bonne humeur à plein nez. Des sourires et des gens qui gueulent « Aperooo » tous les 10 mètres, un accueil festivalier plus que bien organisé, un esprit eco-responsable partagé par tous et enfin, un éclectisme qui rend le tout appréciable pour un grand nombre.

Je mentirais si je disais que j’y retournerais un jour mais je pense qu’avec une bonne bande de potes, et si on aime ce genre de prog’, le festival n’a rien à envier aux plus grands et comme dirait l’autre :  » C’est le propre de l’homme de se tromper ; seul l’insensé persiste dans son erreur ».

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