Theo Parrish : un prince à Paris

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Theo Parrish au Showcase , un set façon veni vedi vici

Que tu sois né avec ton mac sur les genoux ou que, pour toi, tablette rime encore avec chocolat, tu ne peux nier la qualité de l’ultra-connectivité quant à la profusion de l’information. Sonneries, vibrations et pépiements sont autant de nouveaux bruits qui te préviennent que sur la planète web, ça balance, ça se bouscule, et ça tourne plus vite que dans une cour de lycée. Ne reste pas sur ton canapé les bras croisés à te lamenter de ne pas être informé du dernier kilo de je-sais-même-pas-qui, ou du clash twittos sur l’efficacité d’une quenelle; on s’en charge pour que tu restes à la page. Le web en deviendrait presque plus ouvert que ton esprit.

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Au cas où tu aurais manqué l’info, une légende de la house nous a fait l’honneur de sa présence : eh oui Théo Parrish était parmi nous au Showcase samedi dernier. A l’époque où il a débuté, Detroit était encore la ville musicale par excellence. Non seulement grâce au mythique label Motown mais surtout grâce à des pionners de la musique électronique des fondus qui n’avaient que deux leitmotivs : house et deep housse.

Théo Parrish était venu nous montrer de quel bois il se chauffe.
Le set Funky du ricain secouait déjà les parois de l’entrée. C’était à notre tour d’entrer sous le pont Alexandre III. A peine entré dans l’enceinte, je m’empressais de trainer ma carcasse suintant le Jack Da’ près de la scène. Histoire de ruiner un peu plus mes tympans, mais c’était pour la bonne cause. Je suis resté planté là, pauvre poivrot en manteau de fourrure opinant du chef et gigottant comme pour battre la mesure, enfin je crois.

Mes profs m’ont toujours dit que je finirai sous un pont, celui-là n’était pas si mal…