La fin du confinement pire que le confinement ?

Métro, Boulot, dodo et répression. Le « dé »confinement une arme de coercition.

« Le grand Confinement » ou le comme quoi, l’actualité décide d’un fait et d’un terme historique. Pour rappel, l’usage de superlatif est nocif pour la santé. Si demain un nouveau confinement de plus forte ampleur a lieu, on l’appellera le « gigantesque confinement ?
Revenons à cette période si particulière.
« Dis maman(s)/papa(s) c’était comment en 2020 ? »
Le moment de la résilience ? Le moment de la peur de demain ? Le moment d’une psychose et d »un enfermement mental ?
Confinement et ce terme barbare de déconfinement (qui n’existe pas à ce jour dans nos dictionnaires)…. Barbare, car dans les faits les remèdes peuvent-être pire que le mal et dans le cas présent l’un et l’autre c’est choisir entre peste et choléra.
Tu te demandes où je veux en venir, normal. Le confinement a été le moment de l’enfermement « volontaire ». Durant cette période tout un arsenal de privations a été mis en place. Attestations de déplacement, contrôles, limites des 1Km, urgence sanitaire étendant les pouvoirs de l’exécutif sans recours parlementaire, le tout dans un climat psychologique nocif. 75% des sujets des médias étaient exclusivement tournés sur le Covid-19 et bien sûr sur la crainte de crise économique qui pourrait touchée X% de la population.
Tout est rassemblé pour le parfait scénario. Si les Français semblent avoir respecté le confinement comme on n’a de cesse de nous le répéter (État, Médias, Professionnels de santé), c’est que la population a fait force de résilience et c’est cette résilience qui aujourd’hui pose souci.
En effet, fort de cette situation, la pression de l’état n’a de cesse que d’augmenter dans la surveillance des individus. Hélicoptères et drones de surveillance, contrôles policiers renforcés le tout sur un fond de délations, de méfiances, de jalousies.
La privation de nos libertés fondamentales s’est accompagnée de ces mots magnifiques. Gestes barrières (les mots ont un sens. « Barrière qui pour le Larousse peut définir « Ce qui constitue un obstacle entre deux personnes, deux groupes » » et distanciation sociale, attention pas physique mais sociale. Tu vois ce que ça signifie, c’est donc la différenciation sociale dans la mise à distance.
Et voici venu le jour du « déconfinement », ce fameux 11 Mai. C’est là le meilleur moment d’un État libéral. Reprise des transports sous conditions et reprise du boulot bande de fainéants. En revanche, aucune vie sociale et culturelle n’est possible

Le Métro, boulot, dodo est en place. Le rêve.

On tartine le tout d’une interdiction de déplacement au delà de 100Km, on ferme les frontières et cerise sur le gâteau on crée une jolie carte verte et rouge, comme autant de signes perceptibles des bons et mauvais élèves. Déjà que le gouvernement n’a eu de cesse de nous infantiliser, mais là c’est tout de même merveilleux.
Histoire de restreindre un peu plus nos libertés, on te dit, mais pas tout de suite que oui, il y aura des vacances mais dans le territoire national (ne cherche pas une raison sanitaire mais économique).
Afin d’exacerber les tensions et/ou les incompréhensions, parcs et jardins interdits (ils vont lâcher pour faire style : « je vous ai compris »), plus ce concept génial de plages dynamiques. Bon vous avez compris, l’État Jacobin s’occupe de tout avec ses contradictions. Tiens si on autorisait le Puy du Fou à rouvrir (le truc dont on se fout, mais ça à l’air d’être important). En revanche festivals, nuits nocturnes, la jeunesse dehors. Non pas bien.
Histoire d’en remettre une couche, tout un arsenal de contrôles est mis en place.
La brigade des anges gardiens, qui va à l’encontre du secret médical (Pour info, l’ordre des médecins a préconisé que les médecins n’appliquent pas ce dispositif).
L’appli Stop-Covid. Allez un peu plus de défiance les uns vis à vis des autres, mais c’est pour notre bien hein!
Des fiches à l’école pour signaler les enfants qui auraient un comportement « déviant » face à la bonne lecture des informations sur le Covid-19.
Avec tout ça tu te dis que la vie va bien reprendre un peu. Mais non, la délation, les contrôles se renforcent, même si il y a des petites victoires comme l’interdiction de l’utilisation des drones à Paris pour surveiller la population.
En revanche le Métro boulot dodo s’accompagne d’un devoir de consommer. Va acheter des fringues, des bagnoles. Par contre le droit de se divertir et de profiter ça tu oublies.

Métro, boulot, dodo, consommation et la dernière en date « va voter on te dit ».

En somme, nos libertés fondamentales sont entrain de fondre comme neige au soleil. Et bien sûr interdiction de manifester.
C’est nos vie sociales, notre rapport à l’autre, la déshumanisation de notre société, la mise à distance de l’autre qui se jouent de façon macabre devant nos yeux.
Alors, on fait quoi ?
Cet article n’a pas vocation à vérité absolue. Elle n’est que le fruit de l’observation d’un auteur confiné qui voit une évolution et une inquiétude du fameux monde de demain, qui risque d’être comme celui d’avant mais peut-être en pire.
À LIRE :   Contre l'abus de vodka, buvez du vin