Omar Reda a photographié les derniers chasseurs de têtes de la tribu Konyak

Un dernier regard avant l’extinction future de la tribu

Le photographe libanais Omar Reda s’est immergé dans le Nagaland, un état du Nord-Est de l’Inde pour aborder la tribu Konyak et ses derniers représentants. Malgré l’apparence intimidante des hommes affublés de tatouages symboliques, Omar Reda a rencontré un accueil chaleureux de la part des quelques personnes âgés qui continuent fièrement de garder leur forte identité et traditions perçues comme violentes. 

Omar Reda Omar Reda

 

En effet, un des premiers rites de passage vers l’âge adulte consiste à décapiter la tête d’un ennemi, puis se faire tatouer cette preuve sur le corps ou le visage. Chaque tête coupée sera symbolisée par un tatouage, évoquant la force, la fierté et le courage, avant qu’elle ne soit suspendue à l’arbre sacré du village pour protéger les hommes et garantir la fertilité des terres et de leur être. Cette pratique jugée barbare fut décriée par des missionnaires qui usèrent de leur force pour convertir la tribu Konyak au christianisme, et abandonner leurs pratiques. Après des années de résistance, les membres de la tribu capitulèrent, et continuèrent dans l’ombre à décapiter seulement des animaux. La nouvelle génération quant à elle s’est depuis longtemps détournée de ces pratiques. Seuls les plus âgés résistent encore et toujours, bien conscients que la tribu meurt inéluctablement à petit feu. 

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Plus d’informations : Site Omar Reda