540kg de weed disparaissent. Réponse : « La police plane à 10.000 et n’est pas joignable actuellement »

540Kg de weed manquant. La faute des rats ?

Si la police te trouve avec de la weed, tu sors une excuse. Si la police ne retrouve PAS sa weed, elle sort une excuse. C’est ce qui est arrivé aux autorités de Pilar, dans la région de Buenos Aires, lorsque la disparition de 540kg de weed a été signalée.

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© Ulyces.co

Selon la procédure Argentine, un inventaire de tout ce qu’a saisi le commissariat doit être fait lors d’un changement de commandant. L’inventaire a révélé que, sur les 6000kg de weed déclarés, 540 venaient à manquer. Le chef du département de police de Pilar, Javier Specia, est alors appelé à témoigner. Lui et trois de ses subordonnés déclarent durant leur témoignage que l’herbe était devenue la nourriture de choix des rats du commissariat. Une justification qui n’a clairement pas suffi au nouveau commissaire, Emilio Portero.

Selon les experts interrogés au sujet des rats, des rongeurs n’auraient jamais pu manger autant de weed sans s’empoisonner et mourir. Or, aucun cadavre de rat n’a été retrouvé sur les lieux.

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© Le Point

Une autre possibilité est que, ayant été stockée pendant deux ans, l’herbe aurait pu sécher, et donc réduire de poids durant cette période. Ainsi, les rats auraient pu manger moins de 540kg. Sans surprise, cette explication ne convient pas non plus aux enquêteurs. Les quatre hommes sont attendus pour témoigner le 4 mai.

 

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Pour rappel, en Argentine il est illégal de faire pousser, consommer ou vendre du cannabis. Cependant, la consommation en petite quantité en espace privé a été décriminalisée en 2009. L’huile de cannabis et autres extraits dérivés ont été légalisés en 2017, à des fins médicales uniquement. Plus spécifiquement, un programme a été mis en place afin que l’état puisse distribuer gratuitement du cannabis médical. Mais ces décisions juridiques n’iront très probablement pas en faveur des quatre policiers qui doivent encore justifier la disparition de 540 kilos de weed.

Lucas Richard