Découvre le Hip-Hop latino du Chili au Brésil.

Un mot : Hola !

On va commencer par le Brésil : Chico Science & Nação Zumbi. Le groupe a été le symbole d’une lutte contre les inégalités dans les années 90’s. Ne serait-ce que par leur nom qui rend hommage à Zumbi Dos Palmares, un chef de groupe d’esclaves insurgé du XVIIème siècle. Tout est dit, le groupe fait résistance au pouvoir mis en place.

En 1997, Chico Science, le chanteur, décède dans un accident de voiture. Sa mort bouleverse la scène artistique brésilienne. Tout le mouvement alternatif rend hommage à celui sans qui le Mangue Beat, mélange de musiques traditionnelles et des technologies modernes, n’aurait jamais vu le jour.

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Cet héritage culturel, fait directement écho chez les jeunes brésiliens qui se battent chaque jour avec les mêmes revendications qu’il y a vingt ans. Car rien n’a changé pour eux. A l’image de ces quatre artistes, ADL, Sant, Raillow & Froid Cypher qui, à la fin des Jeux olympiques de Rio en 2016, ont uni leurs talents afin de dénoncer les conditions de vie des 120,000 habitants de Rocinha, la plus grande favela de Rio.

Même combat au Chili pour Portavoz, littéralement « porte-voix ». Celui qui se fait l’écho d’une jeunesse indignée n’a de cesse de crier haut et fort son rap à travers tout le pays. Dans ce clip Portavoz passe par des enfants disséminés aux quatre coins de Santiago pour distiller un message précis : le rap s’écrit avec le R de résistance.

Dans un tout autre registre, on va aller en Argentine, et écouter Nathy Peluso. Elle a un style incroyable entre Amy Winehouse et Bonnie Banane. Elle parle de tous ce qui lui passe par la tête. Elle suit son instinct ! Et elle fait bien puisque sa musique dépasse les frontières. Elle était à Paris y’a un mois, quand elle reviendra on te dira.

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Et on part sur Lo Pibitos. Je connaissais pas du tout ce groupe. J’ai écouté et direct ça m’a fait penser aux débuts de l’Entourage. »Back in the days », ça m’a directement projeté en 3ème avec les débuts d’1995, « la Source », « A la trappe »… Une autre époque mais ça reste terriblement bon. Ils ont fait d’autres sons dans d’autres styles mais « Sintonia » est très cool pour le matin.

 

On va finir avec le vénézuélien, Ríal Guawankó. Son dernier album s’intitule « La Lengua De Los Beatz y Lo Oculto De Los Versos ». Je suis pas très bon en espagnol donc t’attends pas à une traduction. Tout ce que je peux te dire c’est qu’il est issue du jazz-rap, du rap influencé par le jazz, de la soul, avec des textes qui dénoncent la politique mis en place généralement. Il en est issu et on le devine dès le début de l’album puisqu’il rend hommage à cette branche du hip-hop dès le premier morceau de l’album. Et puisqu’on sait que maintenant t’as qu’une envie c’est d’écouter l’album et voir à quoi ça ressemble on te mets le lien direct en dessous.

On sent qu’il a comme influence A Tribe Called Quest ou Us3. Ce qui est loin d’être de mauvaises références. On aime beaucoup ! Vivement qu’il passe dans notre cher pays.